Les émotions : comment faire peur à vos lecteurs ?

the ring movie - costaeric.comComment faire trembler de peur vos lecteurs ?

Vous rêvez d’écrire des histoires qui font peur, mais vous ne savez pas comment faire ressentir cette émotion. Vous vous y essayez, mais lorsque vous relisez votre texte, il vous parait plat. Vous ne ressentez pas l’émotion recherchée.
Comment faire trembler vos lecteurs à tous les coups ?
Rassurez-vous, il y a plusieurs moyens de faire ressentir la peur à vos lecteurs. De les faire frissonner, trembler. De faire palpiter leur coeur et rendre leurs mains moites lorsqu’ils vous liront.

Faire ressentir la peur à travers le sensoriel :
Je vais vous donner l’une des meilleures méthodes pour faire pâlir vos lecteurs. Cette méthode fonctionne car elle passe par le sensoriel du lecteur. Elle est employée par de nombreux maitres de l’angoisse, tels que Stephen King, dont voici un extrait de « Peur Bleue » : « Presque aussitôt, deux bras puissants et noueux se referment sur lui ; une odeur de sang et de cannelle envahit ses narines, et le lendemain, on retrouve son cadavre décapité adossé au monument aux morts, le ventre ouvert, une main déjà froide crispée sur son cerf-volant. ». Ressentez-vous les émotions provoquées par les sens (contact des bras puissants et noueux, odeur de sang et de cannelle (association surprenante), vision du cadavre décapité, la pierre froide et rugueuse du monument aux morts, le contact de la main crispée sur le cerf-volant (surprenant à nouveau) ?

Comment être sûr de provoquer la peur ?
Il faut faire en sorte que le lecteur ressente les mêmes émotions que le héros. Il s’agit tout d’abord de décrire les évènements tel que le héros les perçoit, comme s’il avait une caméra embarquée sur son épaule. Et ensuite, il s’agit de décrire les réactions corporelles de votre héros pour que le lecteur les ressente également par empathie.
Attention, il y a un travers à éviter. Pour que le lecteur s’identifie et ressente les émotions du héros, il ne faut en aucun cas utiliser les mots « peur, effroi, terreur ou encore épouvante… ». En effet, lorsque vous lisez la phrase : « John regarda le spectre avec épouvante », ressentez-vous le frisson ? Non, évidemment. Le mot épouvante tombe complètement à plat alors qu’il représente l’une des plus intense nuance de la peur. La raison de cela est qu’il nécessite une intellectualisation qui va nuire au ressenti du lecteur, car il va le sortir de l’histoire. Préférez les effets tels que « en apercevant l’ombre glisser le long du mur de sa chambre, John se figea. » En décrivant une manifestation physique, on connecte directement le lecteur au héros, sans passer par une intellectualisation, qui est par essence le contraire d’une émotion.
Ma méthode consiste à utiliser tous les sens pour immerger le lecteur et lui faire ressentir la peur sans jamais la nommer. Je vous propose d’étudier cette méthode à travers un exemple. Imaginons que John vient d’apercevoir le visage de sa soeur défunte à la fenêtre d’une maison abandonnée. En proie aux doutes, il décide d’y entrer et d’aller inspecter le premier étage pour tenter de la retrouver.

Passons au crible les cinq sens que nous allons employer pour faire ressentir la peur au lecteur :

les 5 sens - costaeric.comLa vision permet de décrire le sujet de la peur de manière à ce qu’on se la représente facilement, mais ce n’est pas forcément ce qui va faire le plus peur aux lecteurs. Prenez par exemple cette phrase de Lovecraft : « Les eaux fourmillaient d’une horde de formes qui nageaient en direction de la ville ; même à cette distance et en un seul regard je pouvais affirmer que les têtes qui dansaient sur l’eau et les bras qui s’agitaient étaient tellement étrangers et anormaux que l’on ne pouvait ni l’exprimer ni le formuler consciemment. ». Ressentez-vous de la peur en lisant cette description de monstres ?
Voici l’introduction que je propose pour notre exemple : « Un escalier âgé et vermoulu se dresse devant John. Ses marches s’échelonnent de manière chaotique et imprécise jusqu’à se perdre dans l’obscurité du premier étage. Ça et là, des toiles d’araignée s’agitent dans l’air poussiéreux. »
L’ouïe. Un silence pesant, brusquement interrompu par un cri ou un claquement de porte peut très bien suggérer une atmosphère étrange et effrayante. Ou alors un bruit ininterrompu qui fait mal à la tête, et qui s’arrête d’un coup. Dévoile-t-il l’arrivée d’une présence dangereuse ? D’un être tellement abominable que tout s’arrête ?
Revenons à notre exemple : « Il pose le pied sur la première marche. Le bois sombre craque sous son poids. »
Le toucher. « Alors qu’il parvient à la moitié de l’escalier, un vent glacial remonte du rez-de-chaussée. La lumière de sa torche s’éteint. Un frisson secoue John. Après une longue hésitation, il choisit de monter les marches à l’aveugle. Le bois de la rambarde est lisse et froid contre sa main. Il sent soudain une matière visqueuse sous ses doigts et se fige. ».
L’odorat. « Une odeur de moisi assaillit ses narines. »
Le goût. « Il s’aperçoit qu’il n’a plus de salive dans la bouche. ».

Exemple concret :
Rassemblons le tout et voyons ce que cela donne en s’assurant de mettre en place une gradation des effets :

« Un escalier âgé et vermoulu se dresse devant John. Les marches irrégulières s’élèvent jusqu’à se perdre dans l’obscurité. Des toiles d’araignée s’agitent dans l’air poussiéreux. John pose le pied sur la première marche et sent le bois craquer sous son poids. Alors qu’il parvient à la moitié de l’escalier, un vent glacial remonte du rez-de-chaussée. Un frisson parcourt son corps. Les flammes de sa torche vacillent et s’éteignent. John se fige. Son coeur bat à ses tempes. Une sensation glacée coule le long de son dos. Il reprend sa progression d’un pas hésitant. Les battements accélérés de son coeur se mêlent au craquement du vieux bois. La rambarde de l’escalier, lisse et froide contre sa peau, laisse soudain place à une matière molle, froide et visqueuse. John retire sa main d’un coup sec. Une odeur de moisi, de putréfaction, assaille ses narines. John déglutit avec difficulté. »

escalier hanté - costaeric.comÊtes-vous satisfait du résultat ? Avez-vous éprouvé des émotions en lisant ce texte ? Avec-vous ressenti le mystère et la peur ? Si c’est le cas, remarquez bien qu’à aucun moment je n’ai utilisé le mot peur. Je l’ai suggéré, ce qui est beaucoup plus fort dans l’expérience de lecture.

À votre tour d’écrire un texte qui fait peur :
Imaginez quelqu’un qui habite seul dans une maison isolée en pleine forêt. Il est soudain réveillé par un bruit. Lorsqu’il ouvre les yeux, il aperçoit une lumière verdâtre filtrer sous la porte de sa chambre. Que lui arrive-t-il ? Écrivez votre texte en imaginant ses sensations et ses réactions. Gardez à l’esprit d’utiliser un maximum les cinq sens.
Est-ce que votre texte vous parait toujours plat ou est-ce que vous ressentez une certaine peur en le relisant ?

Pour aller encore plus loin :
Inscrivez-vous à notre Newsletter et découvrez une histoire qui emploie les techniques que nous venons de voir.
Cette nouvelle parle d’une jeune adolescente qui se réveille d’une soirée alcoolisée avec le souvenir d’un rêve étrange. Une chenille bleue qui rampait le long de son bras. Plus tard, lorsqu’elle tombe par hasard sur une chenille semblable, elle se demande si elle a bien rêvé. Peu à peu, le rêve se transforme en cauchemar…

Si cet article vous a plu, postez vos textes dans les commentaires. Faites-nous part de votre expérience. Nous y répondrons.

Il n’y a pas besoin d’ailes pour s’envoler

s'envoler sans aileMes ailes. Elle dépose mes ailes sur la table. Je détourne les yeux de l’ordinateur. Ces ailes-là, c’est un morceau de papier. Un formulaire d’inscription pour une école préparatoire à l’École de l’air.

Je suis en train d’achever une nouvelle pour mon ami Jean. Pendant que certains lycéens draguent ou jouent au foot, on écrit. L’écriture est un jeu à celui qui sera le plus surprenant. Chaque fois qu’on reçoit un texte de l’autre, on l’accueille avec fébrilité. À travers les mots et les phrases se glissent des univers fantastiques peuplés de rêves.

Et là, sur un simple papier à signer, j’ai la possibilité de devenir pilote. Je signe. Mais je doute. J’ai toujours été persuadé que pilote, c’était trop bien pour moi. Aujourd’hui, je repense à l’instructeur qui m’a délivré mon brevet de pilote privé en me disant qu’« il n’avait aucun doute à mon sujet ». J’ai toujours eu peur. Peur de l’inconnu, peur de la solitude, peur de l’échec. Mais j’ai toujours cru en moi. En ce que j’étais capable d’accomplir, capable d’atteindre. J’ai toujours eu envie de vivre quelque chose d’exceptionnel. De sortir du lot. De m’élever. Quoi de plus approprié que des ailes pour ça ?…

La prépa, c’est l’enfer. Au début, je suis dernier. Je me bats, je ne lâche rien. J’en avais tellement bavé lorsque j’avais redoublé, plus jeune, que je ne peux pas m’imposer ça à nouveau. Je termine dans les premiers et je suis l’un des seuls qui intègre l’École de l’Air à la première tentative.

Quelques mois avant le concours de l’École de l’Air, je perd mon aptitude médicale pour être pilote. Grosse déception. J’ai l’impression que je ne serais jamais rien. Les médecins militaires me font comprendre que je pourrais sans doute devenir pilote après avoir intégré. Je rentre donc quand même à l’École.

Un jour, je reçois une annonce qui me tue : réduction des effectifs. Malgré des résultats suffisants, je ne serai jamais pilote. C’est dur à encaisser. Je vois partir mes amis. Je vois mes ailes s’éloigner. Définitivement, cette fois. Je me sens perdu.

Pour la toute première fois de ma vie, je me pose la question de faire quelque chose qui me plaise vraiment et qui n’est pas dicté par les autres. Ce que j’aime, c’est découvrir, apprendre, voyager, rencontrer. Je choisis donc un autre métier qui peut me permettre d’habiter où je veux, et surtout d’avoir du temps pour écrire.

Mais je n’arrive pas à être satisfait de ce que je produis. Je me forme donc à l’écriture. C’est comme si j’ouvre les yeux sur un monde nouveau, celui des conteurs d’histoires, où derrière les images que l’auteur, le metteur en scène ou le réalisateur veulent bien nous montrer, se dessinent les rouages qui déclenchent l’hilarité ou les pleurs du public. Sans cesse, j’analyse ces mécaniques pour les faire miennes et les placer à l’endroit où elles serviront mes histoires pour le bonheur des lecteurs.

C’est comme ça que j’ai enfin acquis mes ailes. Les vraies. Aujourd’hui, j’ai compris que si je n’ai pas fait certaines choses, c’est que « je ne les sentais pas », et je pense qu’il est bon de suivre son instinct. Et je veux tendre la main à tout le monde. Trouvez votre passion. Trouvez quelque chose qui vous tient et vous anime. Vous n’avez pas besoin d’être bon. Vous serez bon si vous aimez ce que vous faites.

Venez contempler le monde tel qu’il est dans mes histoires. Venez apprécier un rayon de lumière et d’espoir qui perce la nuit et nous guide. Regardez-vous en face et devenez une meilleure version de vous-même. Ne le faites pas pour moi, ni pour les autres. Faites-le pour vous.

Le Cinquième Monde : Mictlantecuhtli, dieu des morts

Mictlantecuhtli-dieu-des-mortsDans la mythologie aztèque, Mictlantecuhtli représente le dieu de la mort. Son nom signifie Seigneur du Mictlan. Mictlan représente le domaine de la mort, le lieu le plus bas de l’infra-monde. Ce sont les cavernes où disparait Tonatiuh, le dieu soleil, durant chaque nuit.

Sa représentation typique est un squelette couvert de taches jaunes et rouges représentant des restes de chair. Bien que sa tête soit un crâne, il possède une langue, des dents, des gencives et des yeux. Il possède également des oreilles ornées de pendentifs composés de restes humains (généralement mains ou os). Il est souvent dépeint avec une parure de plumes et des sandales, signes de son rang élevé.

Sa gueule, toujours béante, est prête à engloutir les étoiles qui disparaissent à la fin de la nuit et les hommes qui ne sont pas morts en héros.
Il s’agit de tout homme non mort à la guerre, noyé ou sacrifié. Un homme mort à la guerre ou sacrifié rejoindra le cortège de guerriers qui accompagne et divertit Tonatiuh dans sa course céleste de midi jusqu’à son coucher. Une femme morte en couche rejoindra le cortège de Tonatiuh de son lever jusqu’à midi. Un noyé rejoindra le monde de Tlaloc, le lieu de la pluie, nommé Tlacopan.

Dieux de la mort et de la vie :
À l’opposé de Mictlantecuhtli se trouve Quetzalcoatl, le dieu créateur de l’humanité. Chez les Aztèques, les dieux de la vie et de la mort sont deux jumeaux indissociables.

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter sur le dieu des morts Aztèque ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez tout ce qui tourne autour de la mort dans les sociétés présentes ou disparues.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série littéraire intitulée Le Cinquième Monde.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515. Dans leur recherche effrénée de tributs pour l’Empereur Moctezuma II, des trafiquants kidnappent Alaya, une jeune indienne pour en faire une esclave. Arrachée à son village, elle devra lutter de toutes ses forces pour sa vie et sa liberté. Sa soif de vengeance l’emmènera au cœur de l’Histoire, au sein de la rencontre entre Aztèques et Conquistadors.

 

Le Cinquième Monde : extrait de l’épée d’obsidienne (épisode1)

Bonjour à tous, voici en avant première le début de l’épisode 1 : l’épée d’obsidienne de la série historique Le Cinquième Monde. Cette série comportera plusieurs tomes composés chacun de 4 épisodes.

femme aztèque 2Après avoir écrit et même réécrit les trois premiers épisodes de la série, je viens de terminer la première version de l’épisode 4. Il va falloir à présent retravailler le tome 1 dans sa globalité. J’espère pouvoir publier cet été. En attendant, je vous souhaite plein d’aventures avec Alaya, mon héroïne.

***

Allongée sur un tapis de verdure, Alaya contemple le jeune garçon penché au-dessus d’elle. Le visage d’Acatl oscille sous un ciel bleu auréolé de grappes écarlates.
L’air est moite, bourdonnant d’insectes. Des chiens aboient au loin. Les arbustes frémissent sous une brise chargée d’embruns.
Alaya incline la tête vers son tipilli. Elle ne savait pas qu’elle saignerait.
Elle ne saurait dire si elle aime ce que le garçon lui fait. Elle ne sait comment accueillir ces nouvelles sensations, mais s’accroche à l’idée que son père ne pourra plus la forcer à devenir prêtresse, maintenant qu’elle l’a fait.
Acatl accroit la cadence. Il souffle de plus en plus fort. Il devient comme un animal sauvage, un jeune jaguar aux muscles bandés. Ses tempes luisent de sueur. Des gouttes chaudes glissent sur sa peau et tombent sur les joues d’Alaya.
Soudain, le visage d’Acatl bascule en arrière. Le garçon se fige dans une grimace. Une main sale enserre son cou. Il gémit et tente d’échapper à l’emprise. La main se retire en laissant un trait rouge sombre sur sa peau. Une plaie s’ouvre, béante. Des bulles de sang éclaboussent le visage d’Alaya. Les yeux d’Acatl se révulsent. Il retombe sur elle.
Mort.
En proie à des tremblements incontrôlés, Alaya se dégage du corps inerte. Elle se recroqueville aux pieds d’un arbre, le corps agité de spasmes, les yeux emplis de terreur.
Le sang d’Acatl se répand sur le tapis d’herbes verdoyantes. Les jambes d’un guerrier se dressent au-dessus de son corps.
Alaya lève les yeux vers l’inconnu. Sa peau sombre est maculée de terre. Son corps sec recouvert de tatouages. Il porte un pagne taché de sang, et de nombreux colliers d’os pendent sur son buste. Dans sa main, un couteau à lame noire goutte encore.
La pointe d’un javelot s’abat soudain vers elle. Une plume d’un rouge vif y est attachée.
— Debout !
Alaya ne peut bouger, ne sait que faire. Est-ce réel ? Est-ce un cauchemar ? Tout s’est passé si vite.
Une douleur sourde l’arrache brusquement à ses questions. La lame s’est plantée dans sa peau. Une goutte écarlate apparait, grandit.
— Lève-toi, insiste l’homme.
Alaya se lève avec difficulté. Son bas ventre la fait souffrir. Elle remet sa jupe avec empressement. L’homme la contemple sans rien perdre de ce qui s’offre à sa vue.
— Avance, maintenant.
Poussée en avant, la jeune fille jette un dernier regard à Acatl. Le garçon si vivant l’instant d’avant git à présent dans son sang.
Le guerrier l’oriente en direction du village. Elle sent la pointe d’obsidienne au creux de son dos. Derrière les arbres à sa gauche s’étend l’immensité turquoise de l’océan. Les rouleaux blancs résonnent comme le tambour des prêtres.
Les barques ont été tirées hors de l’eau. Les corps sans vie des pêcheurs rougissent le sable blanc. Alaya tressaille. Il n’est pas question qu’elle finisse comme eux.
Elle s’élance en avant.
— Arrête-toi ! proteste le guerrier.
Mais elle a déjà de l’avance. Elle connait bien sa jungle. Elle se glisse entre les lianes et les arbres, se faufile sous les racines géantes, accélère, plonge dans un creux de fougères arborescentes, change de direction, reprend sa course.
Mais l’homme ne la perd pas de vue. Ce doit être un chasseur. La jeune fille essoufflée se demande comment lui échapper.
Elle se force à garder le rythme jusqu’à ce qu’une idée lui vienne.
Ses poumons et ses muscles la brûlent lorsqu’elle parvient enfin à l’endroit voulu. Elle contourne une surface boueuse grisâtre et tombe à terre. Elle serre sa jambe dans ses mains.
Les branches s’écartent au même instant. Le guerrier apparait de l’autre côté de l’étendue grise. Il s’immobilise, surpris de la trouver à terre. Alaya se met à gémir.
Il commence à traverser la surface boueuse qui le sépare d’elle. Mais la boue colle à ses jambes et le ralentit. Il ne peut plus avancer. Il se démène, mais ne fait que s’enfoncer plus profondément dans les sables mouvants.
— Ne me laisse pas là ! supplie-t-il d’une voix paniquée. Je te protégerai !
Alaya s’est relevée. Elle crache à terre et lui jette un regard haineux :
— On se reverra à Mictlan.
L’homme se débat, crie, s’enrage. Mais chaque mouvements le fait sombrer un peu plus profondément dans la vase. Bientôt, seul le haut de son buste émerge du sol.
Il lève son javelot au-dessus de son crâne et le lance de toutes ses forces sur Alaya.
La jeune fille se baisse, évitant de justesse le trait à la plume rouge qui se plante dans un arbre. Pris jusqu’aux épaules, l’homme s’enfonce encore.
Il hurle de terreur.
Alaya le regarde s’enliser jusqu’à ce que plus rien de lui ne dépasse.

***

J’espère que ce tout début vous a plu. Je ne sais pas combien vous serez à me lire, mais si vous voulez la suite, demandez-le par par commentaire et je la posterai !

Premier jet de l’Échantillon K : Check !

Sonnez trompettes, résonnez clairons, j’ai enfin terminé la première version de mon second roman (le premier n’a pas encore été publié) : L’Échantillon K !
La bonne nouvelle, c’est que vous allez pouvoir participer à ce projet. Vous découvrirez comment en lisant cet article.

L’Échantillon K raconte l’histoire d’un père qui doit sauver sa fille de l’apocalypse. L’histoire porte une thématique forte, puisqu’il doit pour cela reconquérir sa légitimité de père à ses yeux.

Sept-11-Statue-of-Liberty-1Kaelyn Lenz est une jeune adolescente de 13 ans qui souffre d’une maladie orpheline. Dans sa prime enfance, les médecins pensaient qu’elle allait mourir. Mais elle a survécu. C’est peut-être pour ça qu’elle est si battante et si pleine de vie aujourd’hui.
Elle vit avec sa mère et son beau père Markus, un chercheur à la tête du plus gros laboratoire de New-York.

Gordon Szalinski correspond à l’archétype du chercheur dans la lune. Il vit seul dans son petit appartement de Brooklyn qu’il a transformé en laboratoire depuis qu’il s’est fait virer de la New York University.
Il ne voit sa fille que tous les trois mois. Même s’il tient à elle, les formules scientifiques qui régissent sa vie sont à l’opposé de son monde d’adolescente.

Mais le hasard va les rapprocher à nouveau.

Le jour où un phénomène inexpliqué s’abat sur New York, creusant des gouffres sans fond dans les avenues et faisant tomber les gratte-ciels comme des mouches, un concours de circonstances pousse Gordon à aller chercher sa fille.

Quel est donc la cause de ses effondrements qui peu à peu défigurent la mégapole ? Gordon parviendra-t-il à sauver sa fille de cette catastrophe ?
Vous l’apprendrez bientôt dans L’Échantillon K.
S
ortie prévue : été 2015.

Que me reste-t-il à faire maintenant ?
J’ai déjà réécrit plusieurs chapitres de ce roman, en particulier grâce aux retours de l’Académie d’écriture Anaël Verdier ainsi qu’à mon ami auteur Ostramus Epicron.
J’entre à présent dans une phase complexe : celle de parfaire le roman en pensant à tout avec finesse et application. Ce qui est assez drôle, c’est que j’ai déjà écris trois fins différentes. Les deux premières étaient très orientées action et « gros bras », et cela ne me convenait pas. Je me suis donc tourné vers une résolution d’ordre psychologique, qui me parait moins cliché, plus intéressante, plus riche puisqu’elle me permet de revenir au cœur  des personnages.

Je pense que je tiens désormais le « bon bout », mais je me suis rendu compte que je n’exploite pas forcément en profondeur les conflits que j’ai mis en place. Il va me falloir creuser la caractérisation de Gordon car je me rends compte que je ne le connais pas. J’ai enfin compris quelles sont les difficultés dont il souffre et qui le privent de s’épanouir et de se rapprocher de sa fille. Je vais donc me pencher sur sa personnalité pour établir quelles vont être les étapes par lesquelles il va devoir passer pour arriver à son objectif. Il me faudra ensuite les mettre en corrélation avec les épreuves qu’il va traverser au long du récit.
Enfin, il me faudra tester l’histoire sur des bêta lecteurs pour être certain que l’ensemble fonctionne. Je suis en effet bien trop pris dedans pour me montrer un tant soit peu critique !

Si vous êtes intéressés pour découvrir le début de L’Échantillon K avant sa parution, et si vous souhaitez me faire des remarques qui influeront sur l’histoire, n’hésitez pas, écrivez-moi à eric.costa.auteur@gmail.com !

Le Cinquième Monde : Sahagun et l’Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne

S’il est un livre qui, à lui seul, a sauvé la mémoire de la civilisation aztèque, c’est bien celui du frère franciscain Bernardino de Sahagun : l’Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne.

Nous allons voir pourquoi.

Bernardino de Sahagun

Bernardino de Sahagun

Arrivé au Mexique en 1529, soit huit ans après la conquête de la Nouvelle-Espagne, Bernardino de Sahagun a passé sa vie parmi le peuple indien en participant au travaux de prédication, de conversion et d’instruction de l’Église.

Alors que la tendance de l’époque était de supprimer toute trace de la civilisation aztèque, de brûler temples, idoles et codex « païens », Sahagun s’est attaché à collecter tout ce qui avait trait au patrimoine aztèque avant la colonisation.
Ce précurseur de l’ethnographie a profité de son statut pour se consacrer au recueil patient et méthodique d’un grand nombre de récits et témoignages des survivants indiens.
On lui doit la majeure partie des connaissances que l’on a aujourd’hui sur la culture nahuatl ainsi qu’une somme inestimable de témoignages sur la vie, l’art, les sciences et l’histoire des Aztèques.

Pendant 60 ans, Sahagun a ainsi fait partie de ces Espagnols qui ont incarné le rêve de la fondation d’une nouvelle civilisation sans jamais renier le passé et la culture indienne.

Il a fait preuve d’un courage exemplaire en poursuivant son œuvre alors que la Couronne et les conquistadors voulaient l’en empêcher. En 1577, Philippe II a interdit toute recherche sur les civilisations indiennes pour que les « rites, cérémonies et idolâtries » aztèques soient oubliés. Le manuscrit achevé de son premier travail lui a été confisqué. Même ses brouillons ont disparu.

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling.

Faisant preuve d’une volonté et d’une pugnacité hors du commun, Sahagun a poursuivi son entreprise malgré le risque qui pesait sur lui. Après avoir tout perdu, il a consacré ses dernières années à reconstituer son œuvre.

Après sa mort, celle-ci est restée si bien cachée qu’elle n’est redécouverte qu’en 1730. Elle sera publiée pour la première fois cent ans plus tard !

Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne

Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne

Avez-vous déjà eu l’impression, en prenant un livre dans vos mains, de détenir un trésor précieux ? C’est ce qui m’arrive aujourd’hui. Ce livre est beau, il m’inspire beaucoup de respect pour le peuple dont il est question et pour son auteur.
J’écrirai un nouveau billet à chaque découverte intéressante que j’y ferai.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série littéraire intitulée Le Cinquième Monde.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515. Dans leur recherche effrénée de tributs pour l’Empereur Moctezuma II, des trafiquants kidnappent Alaya, une jeune indienne, pour en faire une esclave. Arrachée à son village, elle devra lutter de toutes ses forces pour sa vie et sa liberté. Sa soif de vengeance l’emmènera au cœur de l’Histoire, au sein de la rencontre entre Aztèques et Conquistadors.

 

 

Le Cinquième Monde : prénoms aztèques

Mes recherches pour la saga Le Cinquième Monde continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve riche et intéressante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

femme aztèqueAujourd’hui, j’ai décidé de faire une recherche sur les prénoms aztèques, car j’ai réalisé en étudiant D’obsidienne et de sang, d’Aliette de Bodard, ainsi qu’Azteca, de Gary Jennings, qu’ils contribuaient à nous immerger dans l’univers de cette partie du monde, et qu’ils permettaient de développer l’exotisme de l’histoire.

Ces recherches m’ont menées sur un site espagnol où sont recensés de nombreux prénoms aztèques dont la traduction est souvent très belle, tel que Fleur de feu, Printemps, Serpent d’étoiles

J’ai ainsi changé tous les prénoms de personnages de ma série. Une lectrice m’ayant fait remarquer que le prénom Jade, que j’employais jusqu’ici pour mon héroïne (en dédicace pour ma filleule qui porte ce prénom), ne convenait pas trop. J’ai cherché et trouvé d’abord Ameyal, qui signifie printemps. Puis j’ai fait évoluer ce prénom en Amaya, puis enfin Alaya. Je suis satisfait de ce résultat, car je trouve qu’il exprime à la fois la beauté, la féminité, et le mystère de cette indienne d’un autre monde et d’un autre temps dont je me propose de raconter l’histoire.

Voici les principaux noms que j’ai recensé (désolé, mais je n’ai pas le temps de les traduire en français, car il faut que j’avance sur mes textes ; vous pourrez toujours utiliser Google Traduction, ça marche très bien !)

Acamapichtli: Puñado de carrizos
Acatl: Carrizo, caña, junco. Rojo.
Acatzin: Pequeño carrizo
Acaualxochitl: Flor arrojada por el agua
Acoatl: Serpiente de agua
Ahuizotl: Mamífero acuático
Alotl: Fuacamaya
Ameyal: Manantial
Ameyaltzin: Pequeño manantial
Anáhuac: Ribera u orilla del agua
Aquetzalli: Agua preciosa
Atl: Agua
Atlacatl: Marinero
Atlanxochitl: La más bella flor del mar
Atototzin: Agua convertida en ave
Atzin: Agua venerable
Auachtli: Rocío
Axayacatl: Rostro de agua
Ayauhtli: Niebla
Azcatl: Hormiga
Aztlan: Blancura
Ceyaotl: Uno guerrero
Cihuatl: Mujer
Cihuacoatl: Mujer serpiente
Cihuapipiltzin: Mujer honrada
Cihuateopixqui: Mujer sacerdotisa
Cihuaxochitl: Mujer flor
Cinteotl: madre del maíz
Cipactli: Caimán
Citlalcóatl: Serpiente de estrellas
Citlalinicue: Falda de estrellas
Citlalli/Citlalin: Estrella. Luna
Citlalmina: Flecha de las estrellas (meteoros)
Citlaltonac: Estrella resplandeciente
Citlaltzin: Estrellita
Citlaxóchitl: Estrella que se convirtio en flor
Cóatl: Serpiente
Coatlaxopeuh (Guadalupe): Aguila que aplastó a la serpiente
Coatlicue: Falda de serpientes
Coatzin: Pequeña serpiente
Coyolli: Cascabel
Coyoltzin: Pequeño cascabel
Coyolxauhqui: Señora de los cascabeles (Luna)
Cozcaapa: Agua de piedras preciosas
Cuauhcihuatl: Mujer águila
Cuauhtémoc: Bajada del águila, águila descendente
Cuauhtleco: Águila que asciende
Cuauhtli: Águila
Cuauhtzin: Águila venerable
Cuetlaxochitl: Flor de río
Cuicacani: Cantor
Cuicatl: Canción
Chalchiuitl: Flor de fuego
Chimalma: Escudo yacente
Chalchiuitl: Flor de fuego
Chalchiuhtlicue: Falda de jade
Chalchiuxóchitl: Turquesa convertida en flor
Chicomecoatl: Siete serpientes
Chichilkuali: Águila roja
Chimalcóatl: Escudo de serpientes
Chimalli: Escudo
Chimalma: Escudo yacente
Ehécatl: Viento
Hiuhtonal: Luz preciosa
Huitzillin: Colibrí
Huitzilihuitl: Pluma de colibrí
Huitzilopochtli: Colibrí izquierdo, colibrí del sur
Ilhuicamina: Flechador del cielo
Ilhuicóatl: Serpiente celeste
Ilhuitemoc: El que desciende del cielo
Ilhuitl: Cielo
Imacatlezohtzin: La que ofrece mucho cariño
Ixcatzin: Como algodón
Ixtlixóchitl: Cara de flor
Ixualxochiotl: Planta de muchas flores
Izel: Única
Itzmin: Trueno
Itzpapálotl: Mariposa negra
Itzcoatl: Serpiente negra
Itzcuauhtli: Águila blanca
Iztacoyotl: Coyote blanco
Iztapapalotl: Mariposa blanca
Iztaxóchitl: Flor blanca
Iztlacihuatl: Mujer blanca
Iztli: Obsidiana, negrita
Macuilxochitl: Cinco flores
Malinalli: Hierba
Malinaltzin: Hierbecita
Malinalxóchitl: Flor de malinalli
Matlalcóatl: Serpiente-venado
Maxóchitl: Ramo de flores
Mayahuel: La de la planta del maguey
Mazacoatl: Serpiente-venado
Mazatzin: Venadito
Metztli/Mextli: Luna
Mexitli/Mexi: Liebre de aloe
Miquiztli: Reposo, quietud, muerte
Mixcoatl: Serpiente de nube
Mixtli: Nube
Mixtle: Nube oscura
Miztli: Puma
Motecuhzoma (Moctezuma): Tu señor enojado
Moyolehuani: Enamorado
Nahui: Cuatro, cuarto
Necucyaotl: Guerrero por ambos lados
Nelli: Verdad
Nezahualcóyotl: Coyote que ayuna
Nezahualpilli: Niño que ayuna. El jefe hambriento
Nicté: Flor
Noxochicoztli: Collar de flores
Ocatlana: Piedra que gira
Ocelocóatl: Ocelote-serpiente
Ocelotl: Jaguar, ocelote
Ohtonqui: Caminante
Omecatl: Dos juncos
Olontetl: Piedra que gira
Ollin: Movimiento
Opochtli: El de la mano izquierda
Painalli/Painal: Mensajero, el de los pies muy rápidos
Papalotl: Mariposa
Papantzi: Señora mariposa
Pelaxilla: Copo de algodón
Quecholli: Flamenco, flamingo
Quecholliquetzal: El flamenco más bello
Quetzal: Pluma hermosa
Quetzalcóatl: Serpiente emplumada
Quetzalli: Preciosa
Quetzalxilotl: Primoroso jilote
Quetzalzin: Pequeña bella
Quiahuitl: Lluvia
Quiahuitzin: Lluviecita
Tecolotl: Búho
Tecpalotl: Guacamaya de pedernal
Tecpatl: Pedernal
Teotl: Energía, dios
Teoxihuitl: Turquesa divina, preciosa
Tepeyolotl: Corazón de los montes
Tepiltzin: Hijo privilegiado
Tepochtli: Joven guerrero
Tezcatl: Espejo
Tezcatlipoca: Espejo que humea
Tezolpiliyolotl: Corazón muy dulce
Tizitl: Médico
Tlacaelel: El que levanta el ánimo, persona diligente
Tlahcuilo: Pintor, escritor
Tlanextic: Luz poniente
Tlanextli: Brillo, radiante, esplendor
Tlayolohtli: Corazón de tierra
Tlazohtlaloni: Hombre, forma masculina
Tlazohtzin: Quien es amado
Tlecóatl: Serpiente de fuego
Tlecuauhtli: Águila de fuego
Tlexochitl: Flor de fuego
Tleyotl: Corazón de fuego
Tzilmiztli: Puma negro
Tzitzitlini: Campanitas. Flor
Tochtli: Conejo
Tonahuac: Único de la luz, posesiva
Tonalli: Energía, día, calor
Tonalna: Madre de la luz
Tonantzi: Nuestra madrecita
Tonatiuh: Sol, el luminoso, el que calienta
Topiltzin: Nuestro niñito, nuestro príncipe
Ueman: Venerable tiempo
Uetzcayotl: Esencia de la luz
Xalaquia: La que está vestida de arena
Xicohtencatl: Jicote enfurecido
Xihuitl: Cometa
Xilonen: Mazorca de maíz
Xiuhcóatl: Serpiente de fuego, serpiente turquesa
Xiuhuitl: Turquesa
Xiuhxochitl: Flor turquesa
Xocoyotzin: El más pequeño
Xochicóatl: Serpiente florida
Xochicotzin: Pequeño collar de flores
Xochilpilli/Xochipilli: Hijo de las flores, príncipe u origen de las flores
Xochiltlanezi: Flor de la alborada
Xochiquetzal: La más preciosa flor. Plumaje de flor
Xochiquiahuitl: Lluvia florida
Xóchitl/Xóchil: Flor
Xochiyetl: Flor de tabaco
Xochiyotl: Corazón de la gentil flor
Xólotl: Venus. Gemelo
Yaocihuatl: Mujer guerrera
Yaotl: Enemigo, guerrero
Yaretzi: Siempre serás amada
Yohual/Yohualli: Noche
Yohualticitl: Señora de la noche
Yohualtzin: Nochecita
Yolcaut: Serpiente cascabel
Yolihuani: Fuente de vida
Yólotl/Yolyo: Corazón
Yolotzin: Corazonzito
Yoloxochitl: Corazón de flor
Yoltzin: Pequeño corazón
Yolyamanitzin: Persona considerada
Zeltzin: Delicada. Primera hija
Zipactonal: Luz armónica
Zyanya: Siempre, eterna

J’espère vous avoir fait voyager dans la magie de l’univers aztèque à travers ces prénoms. Certains parents donnent à leurs enfants des prénoms aztèques ou qui s’en inspirent.

Pour ma part, mes enfants sont en quelque sorte mes personnages de fiction, et je pioche dans cette liste des noms de femmes qui seront présentes dans un Harem (épisode 2), ainsi que beaucoup de noms de personnages à venir, que j’espère nombreux, attachants ou repoussants, attirants ou écœurants !

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série littéraire intitulée Le Cinquième Monde.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515. Dans leur recherche effrénée de tributs pour l’Empereur Moctezuma II, des trafiquants kidnappent Alaya, une jeune indienne, pour en faire une esclave. Arrachée à son village, elle devra lutter de toutes ses forces pour sa vie et sa liberté. Sa soif de vengeance l’emmènera au cœur de l’Histoire, au sein de la rencontre entre Aztèques et Conquistadors.

 

 

Le Cinquième Monde : la légende des Soleils

Mes recherches pour la saga Le Cinquième Monde continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre la civilisation aztèque, au plus je la trouve riche et intéressante. Architecture, médecine, astronomie, arts, propreté… nombreux étaient les domaines où ils avaient de l’avance sur l’ancien continent.

femme aztèque

Je vais vous présenter aujourd’hui la légende des Soleils, qui explique à elle seule tout le principe de fonctionnement de la tribu aztèque. Cette légende est très importante pour moi, car j’en tire le titre de ma série : Le Cinquième Monde. Je pense la faire figurer en prologue du tome 1.

C’est Collier d’étoiles, le devin, qui vous parle :
« Notre monde fut précédé par quatre univers créé par les quatre dieux primordiaux : les Quatre Soleils.
Le premier Soleil, Nahui Ocelotl (Quatre-jaguar) était celui de Tezcatlipoca, dieu de la nuit. Il dura treize faisceaux d’années. La terre était peuplée de géants. Tezcalipoca, attaqué par Quetzalcoatl, tomba à l’eau et se transforma en jaguar. Il dévora tous les géants.
Le second Soleil, Nahui ehecatl (Quatre-vent), était celui de Quetzalcoatl, dieu du vent. Il dura treize faisceaux d’années. Tezcalipoca, qui s’était transformé en jaguar, donna à Quetzalcoatl une ruade qui le fit tomber, provoquant un vent tellement fort qu’il emporta ce dernier et tous les hommes. Il ne resta que quelques hommes en l’air, métamorphosés en singes.
Le troisième Soleil, Nahui quiahuitl (Quatre-pluie), était celui de Tlaloc, dieu de la pluie et de la foudre. Il dura sept faisceaux d’années. Tlaloc le détruisit en le submergeant sous une pluie de feu. Les hommes se transformèrent en dindons.
Le quatrième Soleil, Nahui atl (Quatre-eau), était celui de Chalchiuhtlicue, déesse de l’eau. Il dura six faisceaux d’années. Au cours de la dernière année, il plut tellement que les cieux s’effondrèrent. L’eau emporta tous les hommes, qui devinrent toutes les espèces de poissons qui existent. »

« Nahui ollin (Quatre-tremblement de terre) est le cinquième et dernier Monde. Il est destiné à s’effondrer dans d’immenses séismes. Les Tzitzimime, monstres squelettiques qui hantent les marches de l’univers, à l’occident, surgiront des ténèbres et anéantiront l’humanité.
Cette catastrophe finale peut éclater à tout instant. Rien ne garantit le retour du soleil, ni la marche des saisons.
Aussi, la mission de la tribu aztèque, peuple du soleil, consiste à repousser infatigablement l’assaut du néant. À cette fin, il faut fournir au Soleil et aux autres divinités l’eau précieuse, le sang humain sans lequel la machinerie du monde cesserait de fonctionner. »

En conclusion : les aztèques se devaient de faire couler le sang pour permettre au monde, aux dieux et aux hommes de continuer à vivre. Ils vivaient dans la peur constante que tout s’arrête.
Il n’était nullement question, comme l’ont fait croire de nombreux conquérants ou membres du clergé, de barbarie et de soif de sang. Mais il est vrai que ce système avait ses limites, puisqu’il fallait sans cesse conquérir pour se procurer de nouveaux prisonniers. Ainsi a été inventé le concept de la Guerre Fleurie, une guerre non conçue pour gagner des territoires ou des richesses, mais uniquement dans ce but !

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série littéraire intitulée Le Cinquième Monde.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515. Dans leur recherche effrénée de tributs pour l’Empereur Moctezuma II, des trafiquants kidnappent Alaya, une jeune indienne, pour en faire une esclave. Arrachée à son village, elle devra lutter de toutes ses forces pour sa vie et sa liberté. Sa soif de vengeance l’emmènera au cœur de l’Histoire, au sein de la rencontre entre Aztèques et Conquistadors.

 

 

Le Cinquième Monde : bibliographie des principaux ouvrages sur les Aztèques

Mes recherches pour la saga Le Cinquième Monde continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre la civilisation aztèque, au plus je la trouve riche et intéressante. Architecture, médecine, astronomie, arts, propreté… nombreux étaient les domaines où ils avaient de l’avance sur l’ancien continent.

femme aztèqueQuels sont les ouvrages que j’étudie pour mes recherches ? En voici les principaux, avec les liens de téléchargement.

Il y a d’abord les manuels de Jacques Soustelle. Jacques Soustelle est un homme politique et un ethnologue français qui a eu une vie assez controversée (élève brillant, ministre, membre de l’OAS, apparenté à la secte Moon…).
Il a publié un certain nombres d’ouvrages sur l’Amérique précolombienne. Il parlait nahuatl (et échangeait même des correspondances avec sa femme dans ce langage !), et avait des connaissances en maya.
Parmi ses principaux ouvrages sur les Aztèques, nous pouvons citer : La vie quotidienne des Aztèques, un ouvrage très intéressant qui me sert de référence pour imaginer la vie pratique en ce temps-là.
Il y a également Les Aztèques (kindle), qui présente également des généralités sur les us et coutumes de l’époque. Les Aztèques à la veille de la conquête espagnole. Les quatre soleils (expérience personnelle et réflexions sur la formation et le déclin des civilisations mésomaéricaines.

Nous pouvons ensuite citer Christian Duverger. Christian Duverger est un mésoaméricaniste français qui a fait de nombreuses recherches sur le sujet.
Il a écrit l’Origine des Aztèques, qui explique d’où vient ce peuple et comment il s’est construit.
Puis vient la Fleur létale, un livre qui explique tout le processus de fonctionnement de l’univers aztèque en ce qui concerne les sacrifices pour assoir le pouvoir en place et permettre au monde de continuer à vivre.
On peut également citer Cortès, qui présente la vie du conquérant espagnol du Mexique. Puis Cortès et son double, sorti plusieurs années après le livre précédent, qui établit la thèse que c’est bien Cortès et non Bernal Diaz del Castillo qui a écrit l’Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne.

Viennent ensuite les romanciers, parmi lesquels l e romancier autodidacte américain Gary Jennings, qui a écrit Azteca. Ce livre, très documenté, raconte la vie d’un Aztèque né quelques années avant la conquête espagnole. A travers ce récit, Gary Jennings nous livre une grande quantité d’informations sur la vie, la géographie, l’histoire et les moeurs de l’Epoque. La chronique n’est pas le procédé le plus captivant en terme de dramaturgie, puisqu’il s’agit d’une énumération d’anecdotes et de périodes de vie, mais cela permet de brosser l’histoire d’un peuple de son zénith à son déclin à travers la vie d’un personnage qui a pris part à peu près à tout ! Enfin, il faut noter que les textes de Gary Jennings sont empreints d’érotisme (et même de pornographie) qui dénonce sans prendre de pincettes les travers de l’âme humaine (inceste, etc.).
On peut également citer L’automne Aztèque, qui explique la vie des mexicas après la conquête espagnole.
Il a également écrit Sang Aztèque, un ouvrage qui raconte la vie d’un sang mêlé mi Aztèque, mi Espagnol, sur un ton humoristique. Christo le Bastardo doit faire sa place dans le monde post-Conquista où les indiens ne sont plus rien, où tout est démoli, où tout doit se reconstruire.

Il y a ensuite De sang et d’obsidienne, d’Aliette de Bodard. Aliette de Bodard est une polytechnicienne française bilingue qui a choisi d’écrire ce livre en anglais, car elle se sent plus à l’aise dans cette langue. Le livre a donc été traduit en français par quelqu’un d’autre, ce qui est pour le moins original. Je suis actuellement en train de le lire. Il raconte l’histoire d’Acatl (roseau), un prêtre de la mort, qui doit enquêter sur une disparition de prêtresse à Mexico-Tenochtitlan, dont le principal suspect est son frère, un guerrier jaguar. Aliette de Bodard a allègrement su lier deux genre entre eux : le polar et le roman historique. J’attend de l’avoir terminé pour vous faire un retour plus objectif.

En conclusion, il existe comme vous pouvez le voir de nombreux livres sur les Aztèques (dont je ne vous ai cité qu’une petite partie jugée pertinente). Tous permettent d’en savoir un peu plus sur cette civilisation.

Mais ce dont je prend de plus en plus conscience, c’est qu’on ignore encore énormément de choses sur les Aztèques. La Conquista Espagnola a été un véritable massacre, et la plupart des Codex ont été brûlés au nom de la religion. La plupart des fresques, des statues, des oeuvres d’art et des bâtiments (temples, palais, habitations…) on été détruits, ce qui fait que des siècles de connaissance humaine ont été perdus.
Je ne sais pas pour vous, mais ça me fait mal au coeur.
Il existe un côté positif, néanmoins, pour le romancier. Il peut utiliser les vides du savoir pour les combler avec son imagination…

Et vous ? Avez-vous d’autres ouvrages à recommander sur les Aztèques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cette culture.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série littéraire intitulée Le Cinquième Monde.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515. Dans leur recherche effrénée de tributs pour l’Empereur Moctezuma II, des trafiquants kidnappent Alaya, une jeune indienne, pour en faire une esclave. Arrachée à son village, elle devra lutter de toutes ses forces pour sa vie et sa liberté. Sa soif de vengeance l’emmènera au cœur de l’Histoire, au sein de la rencontre entre Aztèques et Conquistadors.

 

 

Le principe de Pareto appliqué à l’écriture

Avez-vous déjà entendu parler du Principe de Pareto ? Il permet d’augmenter son efficacité dans tous les domaines. Pourquoi ne pas l’appliquer à l’écriture ?

principe de pareto

Commençons par quelques explications. Le principe de Pareto, également appelé loi de Pareto, principe des 80-20 ou encore loi des 80-20, est un phénomène empirique constaté dans la plupart des domaines :

Environ 20 % des efforts produisent 80 % des résultats.

Naissance du principe :
Le principe de Pareto doit son nom à l’économiste italien Vilfredo Pareto, qui à la fin du XIXe siècle analyse les données fiscales de nombreux pays d’Europe. Malgré les différences entre les pays, il remarque un phénomène similaire qui s’applique partout : le pourcentage de la population dont la richesse est supérieure à une valeur x est toujours proportionnel à A/xα, un coefficient α variant selon les pays. Cette distribution est aujourd’hui connue sous le nom de loi de Pareto.

Applications du principe :
Selon Joseph Juran (considéré comme le principal fondateur des démarches qualité) : « Le principe de Pareto est une méthode générale permettant de trier un quelconque agrégat en deux parties : les problèmes vitaux et les problèmes plus secondaires. Dans tous les cas, l’application du principe de Pareto permet d’identifier les propriétés des problèmes stratégiques et de les séparer des autres« .

Il a été constaté que ce principe a une valeur universelle :

  • gestion des ventes : 80% des ventes est réalisé grâce à 20% des références présentées,
  • gestion clients : 80 % du CA est réalisé grâce à 20 % des clients,
  • services : 80 % des réclamations proviennent de 20 % des clients,
  • gestion de projet : 80 % d’accomplissement d’une mise au point nécessite 20 % de l’effort,
  • gestion de production : 20 % des produits représentent 80 % du CA.

loi de pareto

Application à l’écriture :
L’écriture est une activité chronophage. En prenant conscience de cette loi empirique, vous pourrez améliorer votre efficacité. Par exemple, savoir 20% des efforts que vous déploierez produiront 80% des résultats de vos recherches peut vous aider dans votre organisation, et vous faire gagner du temps. 

Vous pourrez appliquer le principe de Pareto à l’écriture et faire que le minimum d’actions et d’efforts vous apporte un maximum de résultats. C’est l’idée que je voulais illustrer ici :

principe des 80 20

 


 

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