Aztèques : « Celles que l’on a oubliées » mis en musique par Donatien Sade

« La terre humide pénètre toutes les fibres de son être. Incapable de se réchauffer, elle se lève en s’appuyant au mur. Elle frictionne son corps tremblant et chancelle le long de la paroi froide qui l’emprisonne. Parvenue à une autre paroi, son front heurte une pierre dans un bruit sec. Elle attend que la douleur s’estompe et poursuit son errance.
À chaque tour de cachot, Ameyal compte ses pas et baisse la tête pour ne pas heurter le plafond à demi effondré. Dans son crâne résonnent les échos des menaces et des douleurs passées. Les questions sans réponse, les cris, les coups, son visage enfoui de plus en plus loin dans le feu aux piments se superposent au visage menaçant et triomphateur de Coatzin.
Des bruits s’élèvent alors.
Ameyal sent son ventre se serrer. Elle se réfugie le plus loin possible des raclements entrecoupés de gémissements sourds qui retentissent. Deux pierres se percutent dans un son dur. La lueur d’une torche traverse les paupières closes de la jeune fille, faisant ressortir une tache brune, évanescente, devant ses yeux »

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Vous venez de lire un extrait d’Aztèques 1 : Harem, Épisode 4 : « Celles que l’on a oubliées ».

Il y a quelques jours, Donatien Sade, artiste musicien et ami, me contactait pour me demander s’il pouvait emprunter l’un de mes titres d’épisode d’Aztèques pour l’une de ses chansons.
Donatien aime enregistrer des sons provenant de son entourage. Donnez-lui des verres en cristal vides ou remplis de vin, des assiettes ébréchées, des couverts en argent, un candélabre, un drap de satin blanc, il va jouer avec les sons, mêler les objets, les entrechoquer, tapoter ou caresser leur surface, les exploiter pour en faire de la musique.
C’est avec joie que j’ai accepté sa proposition.

Celles que l’on a oubliées :
Plongées au plus profond d’une prison Aztèque inhumaine, dans des cellules exigües, humides, ignorées du soleil et de la lumière, des femmes tentent de survivre. La plupart d’entre elles ont essayé de se donner la mort. Certaines ont réussi, d’autre ont échoué, et l’on a retiré le semblant de mobilier qui s’offrait à elles pour que cela ne se reproduise plus.
Au fil du temps, certaines prisonnières sont devenues folles. D’autres, déjà perdues, sont devenues dangereuses, imprévisibles, voire meurtrières.

Un jour, l’une d’entre elles, qui avait été belle, jeune et favorite, perdit le peu d’humanité qui lui restait. Ce jour là, elle sauta à la gorge de son bourreau, lui arrachant la pomme d’Adam.
Particulièrement dangereuse, elle s’était grignoté le bras pour se délivrer de la chaîne qui l’attachait au mur.
Elle parvint à ramper jusqu’au palais du Maître, dans lequel elle s’introduisit avec son moignon sanguinolent. Elle clopina jusqu’à sa chambre, trainant une jambe à moitié morte derrière elle, en respirant avec bruit et en grognant.
Penchée sur le Maître, elle le regarda dormir. Lui, dont elle avait été la Maîtresse. Lui qui régnait sur toutes les femmes, gardes et conseillers, palais et harem.
Elle approcha la seule main valide qui lui restait de l’œil du Maître et y planta ses doigts. Elle tira, tira si fort, si bien que le Maître se mit à hurler.
La dernière chose qu’elle ressentit fut une lame qui lui transperça le ventre, par derrière, avant que deux lances ne lui perforent les seins et qu’elle se retrouve clouée en l’air, recouverte d’urine séchée, de déjections, de sang et de terre, de restes de ses maigres repas et des miasmes de son cachot.
Le Maître se redressa et elle lui sourit de toutes les dents jaunes et noires qui lui restaient. Elle lui sourit, à lui son ancien amant, à lui son ancien amour, juste avant qu’il ne lui ouvrît le ventre en deux.
Ses entrailles se vidèrent et son cœur tomba sur le sol, palpitant, rouge et noir comme la prison.
Elle eut juste le temps de se dire que le cœur d’une favorite, même une favorite du passé, doit rester auprès de son Maître.
Son visage s’affaissa et elle s’effondra.

Depuis lors, le lieu maudit, que l’on désigne par la phrase Celles que l’on a oubliées, fait frissonner dans les couloirs du harem. Cette menace pire que la mort plane sur chacune des jeunes et belles femmes qui ne respecterait pas les Neufs Lois du harem.

Entrez dans la folie de ces femmes, parcourez les méandres de leurs esprits à travers la musique de Donatien Sade : Celles que l’on a oubliées.

PS : si vous souhaitez en savoir plus sur Donatien Sade, c’est par ici : https://www.donatiensade.com/

Et pour découvrir l’histoire en entier, c’est par ici 😉

Aztèques participe à l’opération #ClichyPlage lancée par #Amazon !

Il y a quelque jours, je recevais un mail d’#Amazon #KDP France, qui illuminait ma journée (et même mon été 😉 ).

Dans ce mail, j’apprenais que Aztèques : Harem participerait à l’opération #ClichyPlage.

Qu’est-ce que #ClichyPlage ?
Dans le cadre de son programme de soutien à la communauté de Clichy où sont implantés ses bureaux, #Amazon est partie prenante de l’opération Clichy Plage, espace de détente et de loisirs conçu par l’équipe municipale pour les habitants de la ville n’ayant pas la chance de partir en vacances, du 8 juillet au 20 août.

La participation d’Amazon a pris la forme d’un espace culturel où sont notamment mis à disposition des livres consultables sur place, et aucune contrepartie financière n’est demandée aux lecteurs ou à la ville de Clichy.

Aztèques : Harem, fait partie des livres proposés à la lecture.
Ameyal rejoindra ainsi de grands noms de l’auto-édition et de l’édition hybride  tels que Rosie Maldonne, Angel et Marie ainsi que d’autres héros « présents » au Salon du livre de Paris 2017 (pardonnez le fait que je ne cite que quelques noms ; je ne connais pas les autres !).

C’est pour moi un grand honneur et une grande joie que le livre soit ainsi présenté au public par Amazon.
Depuis le Salon du Livre de Paris 2017, Aztèques a ainsi été mis en avant par Amazon conformément au prix remporté lors du Speed Dating de l’auto-édition, ce qui a permis de faire découvrir le livre à des centaines de lecteurs.
L’inclure dans l’opération Clichy Plage permettra à d’autres personnes de voyager tout en restant sur place 😉

Pour profiter de l’espace de détente et de loisirs, il vous suffit de vous rendre :

Piscine municipale Gérard Durant
34, rue Valiton
92110 Clichy

En avril dernier, Amazon organisait déjà dans le parc Salengro de Clichy une opération baptisée « bibliothèque éphémère », en partenariat avec la ville, à laquelle ont participé les enfants des centres de loisirs. Le principe était simple : chacun venait avec un livre pour l’échanger contre un autre.

Je salue ici le soutien d’Ainara et son équipe pour les auteurs hybrides et indépendants qui, comme moi, doivent trop souvent s’extraire de leurs histoires pour revêtir la casquette de l’éditeur ou du marketeur et promouvoir leurs livres.
Je vous souhaite à tous un bel été 🙂

Aztèques : chronique de « Livre et Evasion »

Un grand merci à eloise pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : livre et evasion

Résumé :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

—D’où te viennent ces yeux verts ? Je n’ai jamais vu cela chez personne.

—Mon père m’a dit qu’ils viennent de l’océan, Maîtresse.

—De l’océan ? ricane la vieille femme. Les lèvres sèches de Tene se retroussent. Ameyal écarquille les yeux. Ses dents, incrustées de pierres précieuses, jettent des reflets colorés.

J’ai gagné ce livre dans un concours sur Facebook et je remercie Eric Costa de m’avoir permis de découvrir son livre.

On entre ici dans un univers très rarement utilisé : celui des Aztèques, avec leurs traditions et leurs coutumes. On suit l’histoire d’Ameyal, fille du chef du village qui a été brûlé lors d’une rafle. Ameyal, enlevée par les Aztèques, se voit devenir esclave de l’extérieur. Mais ses ambitions vont beaucoup plus loin : elle souhaite entrer au Harem pour rencontrer le fameux Maître qui règne sur celui-ci.

On découvre avec elle tous les complots qui peuvent exister dans une société où un seul règne et où tout le monde veut s’accorder les faveurs du Maître. Mensonges, trahisons, meurtres : tout est permis pour avoir la place de favorite.

J’ai adoré cet univers et cette ambiance à la Game of Thrones, ou encore Reign. D’habitude je regarde les séries de ce genre d’univers, mais le lire, c’est encore mieux. On rentre complètement dans le livre, je n’arrivais plus à lâcher le livre. Je voulais tellement savoir comment Ameyal allait réussir à concrétiser ses ambitions. Jusqu’à cette dernière phrase de la dernière page. Qui remet tout en doute. Et le suspens jusqu’au prochain tome : j’adore.

Merci Eric Costa pour cette fabuleuse découverte et j’attends le tome 2 avec impatience, j’irai m’empresser de l’acheter dès sa sortie.

Les sacrifices humains chez les Aztèques

« La rumeur monte encore et éclate soudain, tel un essaim d’abeilles. La troupe pose les pieds sur une dalle d’une blancheur éclatante. Ameyal écarquille les yeux. Elle n’a jamais vu de marché aussi immense. Elle n’a jamais vu autant d’hommes et de femmes réunis au même endroit. Marchands, passants, soldats aux cuirasses blanches déambulent parmi les meutes de chiens qui aboient et les élevages de dindons apeurés. En tous sens s’écoule la foule, qui vibre vibre et oscille comme des rivières en crue.

Jurant sur le bleu du ciel, dominant l’étendue fourmillante comme le trône d’un dieu, se dresse la pyramide au sommet rouge écarlate. Tout en haut s’affairent des hommes, vêtus de robes et de parures de plumes, aussi petits que des insectes. L’un d’entre eux, coiffé de plumes rouges et blanches et vêtu d’une longue robe bleue, harangue la foule amassée au bas de l’édifice. Les fidèles lui répondent par des cris de liesse. Les divers degrés de l’édifice, ornés de fleurs et de braseros, forment une mosaïque resplendissante de couleurs. Des volutes d’encens s’étirent et se mélangent dans l’air tumultueux. Une cacophonie d’odeurs atteint les narines d’Ameyal.

L’homme aux crânes fend la foule en direction d’une rangée d’étals de bois. Les guerriers le suivent en poussant les passants du coude et en tirant les prisonniers derrière eux. Les liens meurtrissent Ameyal. Comment espérer leur échapper ? »

Vous avez aimé cet extrait ?
Découvrez l’Empire Aztèques et les sacrifices humains avec Ameyal dans Harem, premier tome de la série « Aztèques » !

couvertureharem

Aztèques : chronique « Des livres et moi d’eux »

Un grand merci à LOLA pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Des livres et moi d’eux

 

Ma critique :
Je tiens à remercier l’écrivain pour cet envoi et ce partenariat !
Aimant le monde Aztèque et cette période de l’histoire je fus agréablement surprise en voyant l’ouvrage ! Je lis peu de livres historiques et celui ci à bien capté mon attention ! Ce fut difficile de le lâcher ! Le rythme fut soutenu, et la plume juste formidable, fluide, accessible..et aussi théâtrale ! Je regrette que certains passages ne soient pas plus « développés » !
 
Nous faisons la connaissance, d’une jeune fille, celle qui sera l’héroïne : Ameyal, elle est fille du chef d’un village Mexicain, elle vit dans un monde heureux jusqu’au jour où elle perdra tout : sa tribu se fait attaquer, les assaillants Aztèques n’hésiteront pas à humilier les hommes, les femmes, mais aussi à piller tout ce qu’ils possèdent. Quant à son ami, canin, elle le retrouvera exécuté. Elle essaiera de leur tenir tête, mais seule sa beauté réussira à la garder vivante. Les assaillants l’emmèneront ainsi que les femmes du village au marché des esclaves pour être vendues. Un homme l’achètera pour entrer au service d’un harem, ainsi que son amie Nicté elles tenteront de s’enfuir mais finiront au-dit harem de la ville Aztèque. Elle sera déboussolée lorsque son amie s’en ira car elle ne correspondra pas aux critères demandés pour finir comme fille de joie destinée aux esclaves. Ameyal ne comptera pas se laisser faire malgré ses fuites n’aboutant pas et, elle tentera de trouver des solutions pour avoir une vie moins désagréable qu’elle ne le sera. Malheureusement, le grand sage ne l’avait pas préparée à tout cela. Elle vivra entourée de concubines jalouses, complotistes, combattant pour sa propre vie.. et ne saura pas en qui avoir confiance.
Bien que le récit commence par une scène déroutante : celle de la fin de ce que l’héroïne à connu, celle de la perte de tout ceux qu’elle aimait, nous donne envie de continuer. La sensibilité et la force mentale du personnage au vu de son jeune âge nous séduit, cette force de la nature nous donne envie de nous battre tout comme elle pour nous, nos choix et nos libertés. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Macoa, qui saura être son alliée et l’aider lorsqu’elle ne verra aucune lumière au bout du tunnel.
J’ai également beaucoup apprécié le lexique pour nous aider, ce fût vraiment judicieux de la part de l’écrivain.
Si vous voulez partir à l’aventure, que vous vous sentez l’âme d’un aventurier mais si en plus vous aimez l’histoire, ou bien passer un bon moment je ne peux que vous recommander cette lecture ! J’ai vraiment hâte de découvrir ce que nous réservera le tome 2 !
Citations :
– « Un homme n’a pas à cultiver sa beauté comme on peut l’exiger d’une concubine. »
– « Des arbres verdoyants les baignent de leur ombre, et des plants de tomates, de piments, des avocatiers ponctuent la terre brune à leurs pieds. Au-delà des dernières habitations se dessine la ligne courbe de la jungle. Des oiseaux volent en piaillant au-dessus des cimes.
Au centre de la place, à l’ombre d’un ficus géant, sont assises les marchandes de Huaxca. Des grappes de fruits, de légumes, des coquillages nacrés, des plats emplis de poudres colorées ornent les tissus disposés à même la terre. Des parfums d’épices dérivent dans l’air chaud, vibrant du matin.« 
 

Aztèques : chronique de « Bookpearl »

Un grand merci à Meganne pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : bookpearl

 

Mon avis

3ème opportunité de découverte grâce à SimPlement, et non des moindres ! Une fois n’est pas coutume : je remercie du fond du cœur l’auteur qui a accepté de m’accorder sa confiance.

Nous suivons Ameyal, jeune fille du village de Huaxca. Destinée à vouer sa vie et son allégeance au Serpent Précieux, Ameyal rêve plutôt de grandeur. Poussée par son envie et peut-être par dans un ultime élan de défiance à l’égard de son père, elle rejoint Acatl, l’un des pêcheurs du village. C’est à ce moment que des guerriers aztèques envahissent le village qu’ils mettent à feu et à sang. Malgré sa détermination, Ameyal est faite prisonnière : elle sera vendue comme esclave ou comme courtisane. Après un long voyage et après avoir essuyé plusieurs morts, le cortège de détenus arrive au village. Ameyal et Nictée, une autre jeune fille, sont échangées contre trois charges de cacao et contraintes à rejoindre le harem de Ahuizolt. Là bas, Ameyal, formée par Izel sous la direction de Necahual, devra se faire à la vie éreintante d’esclave de jardin. Sans perdre de vue son objectif de vengeance, c’est tant bien que mal qu’elle essaie de survivre aux affaires internes du harem. Prise entre jalousie et trahison, la jeune fille est sur le point de découvrir que la seule issue possible à sa condition est celle qui la rebute…

« Ameyal plisse les yeux pour discerner les traits de la seconde épouse à contrejour. Nous vivons dans un véritable paradis. Une grimace furtive semble strier le visage de Coatzin, qui s’adosse au rebord de la fenetre: Dommage qu’il soit infesté de vipères. »

Quel dépaysement qu’est celui que procure ce premier épisode… Bien loin des cadres habituels, Ameyal nous emporte littéralement au cœur du Mexique précolombien. Les descriptions, tant de l’environnement que des scènes d’action placent le lecteur au premier plan des évènements : il s’indigne, il espère et il souffre en même temps que la jeune vendue. L’introduction à la croyance, aux coutumes, et même l’utilisation de mots étrangers confortent cet univers précisément dépeint (pas de craintes à ce niveau, l’auteur a pensé à introduire un lexique, un panthéon et une galerie des personnages à son ouvrage). Si les recherches menées par l’auteur lui permettent une justesse et une maitrise certaine de son sujet, ces dernières sont clairement portées par une écriture vraiment très agréable. Ni trop simple, ni hors d’atteinte, elle oscille entre réalité cruelle et touches poétiques. Alternant descriptions opportunes (parfois très dures) et péripéties, le devenir d’Ameyal laisse le lecteur à bout de souffle après avoir reposé le livre. La dernière phrase m’a fait l’effet d’une gifle tant j’espère pour l’héroïne à laquelle je me suis irrémédiablement attachée. Les personnages, hauts en couleur et pour le moins imprévisibles, agissent « normalement » et c’est franchement plaisant. Izel m’a frustrée. Amocualli m’a révoltée. Coatzin et Quinametli m’ont donné la chair de poule. Chimalli et Macoa apportent leur lueur d’espoir. Ameyal enfin, est avant tout une jeune fille de 13 ans, parfois irréfléchie mais surtout impulsive ; tout ne lui tombe pas tout cuit dans les mains. Ses décisions ont toujours une répercussion, certaines de ses actions réussissent, d’autres échouent… Ce réalisme est l’un des points forts du roman. Un autre « bonus » mérite à mon sens d’être salué : j’ai l’impression, encore plus tenace au lendemain de la lecture, que chaque détail a été mûrement réfléchi. Les prénoms des personnages semblent à eux-seuls définir le personnage qu’ils représentent. Les titres des différents chapitres se parent de leur vraie couleur après les avoir lus, comme si ce n’était qu’après la lecture qu’ils prenaient leur sens. Je pense notamment au chapitre 4 « Celles que l’on a oubliées » qui, quand il s’est fait l’écho du récit, est parvenu à me faire frémir. Le tout donne une impression de minutie qui ajoute de la crédibilité à l’histoire. Je m’arrêterai ici, dans la crainte principale d’en dévoiler trop si je continuais de m’exprimer sur ce livre qui mérite plus qu’un simple avis.

En clair, rien ne semble être laissé au hasard dans ce premier épisode. C’est du moins l’impression qu’il m’a laissée. Si Ameyal se hisse dans le top trois de mes personnages féminins favoris, le livre lui rejoint l’étagère des coups de cœur. C’est avec joie (et hâte) que je me plongerai dans le second volet.

Page des articles coup de coeur

Ameyal

Bonjour,

Je m’appelle Ameyal. Dans votre langue, cela signifie printemps. Je suis de l’année Sept-Roseau. Pour vous, cela veut dire que j’ai treize ans. Selon votre calendrier, nous sommes en 1515.

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J’habite un petit village qui s’appelle Huaxca, du nom de la rivière argentée qui coule à sa périphérie. Il est entouré par la jungle et situé près du grand océan turquoise. Mon père, Cuauhtli le sage, est le chef de ce village. Il porte ce nom car il est rusé comme un aigle. J’aimerais prendre sa succession, mais les femmes ne sont pas autorisées à commander. Le sont-elles chez vous, cinq siècles plus tard ?

Quoi qu’il en soit, la question de commander ne se pose même plus pour moi. Des guerriers armés ont envahi le village, attaquant les habitants, brûlant les huttes. Je pense que ce sont des Aztèques. Leur territoire est situé loin à l’ouest, pourtant.

En ce moment, je cours vers les fumées que j’aperçois par delà les cimes des arbres. Je dois vous laisser ; il faut que je retrouve mon père. Lui seul saura quoi faire pour nous sauver.

Venez vite me retrouver dans Harem, premier tome de la série « Aztèques » !

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Aztèques : chronique des « Lectures de Mélanie »

Un grand merci à Mélanie pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Les lectures de mélanie

 

Avis :
Un grand merci à Eric Costa pour l’envoi de son roman!
Harem est un roman qui, comme son titre l’indique, se déroule à l’ère Aztèque. Nous pouvons d’ailleurs situer un peu cette histoire dans le temps puisque nous apprenons dans le roman que le souverain des Aztèques de l’époque est Moctezuma II, cousin Ahuitzotl (maître du Harem du roman), dont le règne a duré 18 ans, de 1502 à 1520.
Ce roman raconte l’histoire d’Ameyal, fille du chef de son village, qui est une jeune fille réduit en esclavage après avoir vu son village en cendres. Elle sera alors esclave dans un Harem, mais Ameyal l’a toujours su, elle n’est pas destinée à devenir prêtresse comme l’a toujours dit son père, mais bel et bien cheffe, comme  celui-ci. Elle n’acceptera donc jamais sa condition d’esclave et va tout tenter pour s’échapper de cet enfer.
J’ai adoré découvrir l’univers de ce roman. A vrai dire, lorsque je l’ai découvert, la première chose qui m’a attiré est le fait que cette histoire parle d’Aztèques, je n’avais jamais rien lu de semblable et j’étais très curieuse. Je peux maintenant dire que je ne suis pas déçue!
Harem est un roman très dépaysant. Dès les premières pages, l’action commence et embarque le lecteur dans une succession sans fin de rebondissements, le rythme de ce roman est très soutenu, l’auteur ne nous laisse pas une seconde pour respirer, on stress, on veut qu’Ameyal sorte saine et sauve de ce Harem maudit, mais rien ne se passe jamais comme prévu, et même si cela est frustrant et angoissant, on en redemande!

 

Dès notre première rencontre avec les Aztèques, nous comprenons qu’ils sont des guerriers sauvages et sanguinaires, Eric Costa ne nous épargne pas et ne manque pas non plus de nous décrire quelques scènes sanglantes. Il nous montre la barbarie d’un peuple qui s’impose et réduit les autres en esclavages comme ils l’ont fait pour Ameyal.
Eric Costa a fait un véritable travail de recherche sur ce peuple pour écrire ce roman, et cela se ressent! Du vocabulaire jusqu’aux décors que l’on imagine sans mal, nous sommes plongé dans cette cité Aztèque, parmi les esclaves du Harem et les concubines, qui mènent la vie dure à Ameyal.
Car en effet, Ameyal se mettra en danger une multitude de fois et sera très souvent confrontée aux concubines du souverain, qui n’hésiteront pas à se servir d’elle pour parvenir à leur fin.
Et c’est justement là que réside une des forces de l’auteur, Ameyal se retrouve dans des situations délicates tout au long du roman, et contrairement à ce que nous pouvons penser au début, jamais ou presque elle ne parviendra à mener à bien ses innombrables « missions », rien n’est simple, les événements sont bien souvent imprévisibles et cela change, Ameyal n’est pas un personnage sans failles et invincible.
Néanmoins c’est une jeune fille extrêmement courageuse qui n’aspire qu’à la liberté, j’ai bien aimé ce personnage.
Le roman est entièrement écrit au présent, ce qui m’a quelque peu surprise au début de ma lecture, mais on s’y fait très vite.
Il s’agit donc d’un roman très prenant qui se lit rapidement tant nous sommes captivé par l’histoire et que le sort d’Ameyal nous intéresse. Il y a beaucoup de suspens et l’intrigue se tient très bien.
Une très belle découverte que je recommande à tous ceux qui souhaitent découvrir une histoire saisissante dans un monde et une époque qui ne nous est pas habituel.

Aztèques : chronique d’Amanda Castello

Un grand merci à AMANDA pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Les Livres d’Amanda.

 

Harem – Aztèques : un voyage exaltant

Mon adolescence a été remplie des livres de Jacques Soustelle et de bien d’autres historiens et anthropologues ayant analysé ou témoigné, comme le moine franciscain Bernardino de Ribera de Sahagu, sur la vie des Aztèques. Eric Costa m’a reconduite en arrière de quelques décennies.
Il a construit avec brio une intrigue qui appartient au domaine de la fiction, certes, mais a probablement existé, à quelques détails près. Compliments pour tous les détails historiques, la description en particulier des vêtements des épouses et des esclaves, particulièrement soignée. On devine le travail de recherche minutieux de l’auteur. Le glossaire à la fin du livre en est une preuve supplémentaire.
Les personnages deviennent au fil de la lecture très réels et visibles ce qui démontre la qualité graphique de la plume d’Éric Costa. Les rapports humains dans leur bassesse comme dans leur noblesse sont minutieusement décrits, même s’il semble que le côté manipulateur, cruel et sordide y soit davantage présent. Certains gestes qui pourraient être bons et beaux sont empreints de calcul pour une réciprocité dans la lutte pour la survie. Mais il est vrai que la société Aztèque était particulièrement violente.
J’étais présente au salon du livre quand Éric a été proclamé vainqueur au Speed-dating par le jury Amazon KDP. Une victoire plus que méritée. J’attends la suite avec curiosité et intérêt.

Aztèques : chronique « D’Pêche Culturelle »

Un grand merci à KEVIN pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : D’Pêche culturelle.

Aztèques 1 : Harem, d’Eric Costa.

 

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?
Mon avis :

Si vous détenez Aztèques, saison 1 : Harem dans votre bibliothèque, dans vos mains ou dans votre wish-list, ne vous apprêtez pas à lire un livre. Préparez-vous davantage à vivre une aventure qui fera de vous un explorateur de culture et d’un monde d’un autre temps.

Aztèques est une saga qui connaît un démarrage convaincant et prometteur. Eric Costa, son auteur, l’a notamment présenté au Salon du Livre de Paris cette année et remporté le prix du Jury Amazon Kindle. Pour ma, part, j’ai appris son existence lors de l’anniversaire de Bookn’series. Eric nous avez alors présenté son bébé qui comportera à terme sept saisons. Mais pour l’heure, intéressons-nous au premier volet des aventures d’Ameyal.

Jeune fille du chef d’un village dans un Mexique précolombien assez méconnu, Ameyal va être témoin de la destruction de sa tribu. Faites prisonnière par des assaillants Aztèques, elle se retrouve vendue lors d’un marché d’esclaves. Puis elle finit par entrer au service du Harem d’une autorité d’une ville Aztèque. Entre trahisons, complots internes et combats pour la liberté ou le pouvoir, Ameyal serait-elle celle qui fera tomber l’Empire ?

Ce roman est singulier dans le sens où il existe deux lectures possibles.

La première concerne le fond de l’histoire. Pour écrire Harem, Eric Costa s’est inspiré du livre de Su Tong, Épouses et concubines. On y retrouve les éléments principaux d’un huis clos exaltant au regard des nombreuses magouilles qui peuvent avoir lieu dans une simple cours. Pour s’assurer les faveurs du Maître et ainsi détrôner les Epouses, les concubines qui constituent le Harem complotent au détriment des esclaves, qui elles-mêmes sont prêtes à tout pour prendre la place des concubines.
Ameyal qui vient d’assister à la destruction de son village entame ainsi sa vie de jeune esclave de seize ans en étant confrontée aux bassesses et vilénies. Sur ce fait, l’histoire fonctionne bien. Harem va permettre à Ameyal de se construire. C’est alors que l’on va découvrir que la jeune fille innocente et crédule du début se transforme peu à peu en vraie combattante et manipulatrice à son tour malgré elle.

La seconde lecture ravira les férus d’Histoire. Il faut savoir qu’Eric Costa a lu tout ce que l’on peut trouver sur les Aztèques. L’un des plus importants ouvrages étant celui du moine franciscain Bernardo de Sahagun qui rédigea Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne. Cet ouvrage renferme tout ce que ce moine a vécu auprès des Aztèques, de la naissance à la mort en passant par le mariage ou les combats. Parmi d’autres ouvrages bien que peu nombreux, Eric Costa a étudié Christian Duverger et Jacques Soustelle, deux grands spécialistes de la civilisation Aztèque. Vous l’aurez donc compris, non seulement, vous vivrez une aventure dans un huis clos royal, mais vous allez également voyager dans le temps.

J’ai beaucoup aimé ma lecture pour ces deux aspects. Le huis clos est très bien travaillé. L’intrigue est simple et je me suis vite pris au jeu de chercher à comprendre qui tirait vraiment les ficelles. Le garde cupide, machiste et opportuniste ? L’esclave qui rêve de pouvoir ? Ou bien l’ombre qui se tapit derrière toutes les affaires de ce Harem ?

Je ne vous cache cependant pas que j’étais perplexe au devenir de cette lecture. L’histoire commence par la destruction du village de manière soudaine et assez violente (un clin d’œil à Conan le barbare, autre source d’inspiration de l’auteur). Mais elle reflète néanmoins le caractère violent de cette société méconnue. J’ai poursuivi et j’ai bien fait, car le passage n’est pas très long. De plus, la plume d’Eric Costa est agréable à lire : je m’en serais voulu de ne pas poursuivre.
Il faudra un moment d’adaptation pour s’habituer à lire les noms aztèques. Mais l’auteur a préparé pour vous un véritable panthéon de mots. Un lexique complet, présentant les mots par catégorie : Dieu, terme, bibliographie !