Télécharger l’Oeuvre (1er jet)

Si vous souhaitez lire l’Oeuvre, mon premier roman, co-écrit avec Jean Deruelle, vous pouvez télécharger l’acte I en cliquant ci-dessous :

l’Oeuvre livre n acte I

Tous les lecteurs qui l’ont lu m’ont fait des retours  positifs.

Attention cependant, même si l’histoire est écrite, il ne s’agit que d’une V1 améliorée. Le texte fonctionne en terme de structure, mais un profond travail de réécriture est nécessaire pour améliorer notamment dialogues, caractérisations de personnages, réalisme, décors, variété et style.

Je ne compte pas abandonner ce projet là. Pour l’instant, j’ai d’autres travaux avec l’académie, mais je pense qu’il a un fort potentiel en matière de livre (400 pages) et même de film !

Si l’acte I vous plaît, envoyez-moi un Email pour que je vous envoie la suite !

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Extrait du chapitre XIV de l’Oeuvre

Flashback dans lequel Elena, jeune lieutenant qui souffre d’un manque de confiance en elle, se remémore la présentation de leur mission par CdTA, une société militaire privée américaine. Leur objectif : exfiltrer Sharon Rhode, un inconnu incarcéré dans la prison expérimentale la plus secrète et la plus vaste de tous les temps : l’Oeuvre.

—  Face à ces options, la CIA a préféré enterrer le projet de l’Oeuvre, termina le vieil homme penché sur le pupitre.
Murmures dans l’assemblée.
— Le gouvernement a dû, j’imagine, avaliser cette décision par soucis d’économie : cela lui faisait toujours moins de bouches à nourrir dans les prisons !…
« En conséquent, la protection du site et la surveillance de l’unique porte d’entrée furent doublées, en cas d’afflux massif des prisonniers vers l’extérieur. Mais rien de tout cela ne se produisit. Depuis, la surveillance a été maintenue malgré tout.
Autour de la table, les hommes demeurèrent interdits.
— Mais c’est ignoble ! éclata soudain Elena.
Tout les yeux se tournèrent vers elle, surpris. La mercenaire s’éclaircit la gorge. Son visage avait pris une teinte empourprée.
— Ils ont emmuré vivant des centaines de types, reprit Tyler. Ils ont utilisé ces détenus pour leur expérience, et les ont sacrifié ensuite ! Ils ont peut-être même condamné certains de leurs agents à rester dans la prison pour l’éternité !…
— Vous êtes très clairvoyant, monsieur Gordon ! Répondit le vieil homme. Cela démontre bien que la CIA suit UNIQUEMENT ses intérêts, au détriment de l’avis et, devrai-je même ajouter, de la vie des êtres humains impliqués ! C’est une des raisons pour lesquelles nous devons régler cette affaire nous-mêmes, dans le plus grand secret !
Un brouhaha s’éleva de nouveau. Diego reprit la parole :
— Effectuer une mission d’ex-filtration dans une prison surveillée par la CIA à son insu… ce n’est pas rien, ce que vous nous demandez là !
Le vieil homme se fendit d’un sourire courtois :
— Il me semble que les compensations financières que l’on vous a proposées valent bien une certaine prise de risques, non ?!… Peut-être avez-vous d’autres revendications ?
Le vieillard parcourut l’assemblée des yeux. Tous demeurèrent silencieux. Son regard resta un instant sur un homme atteint de calvitie, qui arborait un large sourire. Il tapota sur le pupitre pour ramener le silence.
L’homme au crâne chauve leva soudain la main :
— Alphonso Cortes. Pourquoi tant d’efforts pour récupérer un seul homme ?
Le vieillard le regarda l’air étonné, avant de sourire :
— Cela, monsieur, regarde l’organisation… mais croyez-moi, moins vous en saurez, mieux cela vaudra pour vous !…
Le silence revint. Un jeune homme d’une trentaine d’année, blond, rasé de manière impeccable, leva la main à son tour :
— Kyle Shenga. Et si ce Sharon Rhode est mort ?
Le vieillard se figea. Son visage s’était tout à coup assombri :
— S’il est décédé, rapportez en une preuve ! répondit-il sèchement.
Puis, s’éloignant du pupitre, il descendit de l’estrade et contourna la table jusqu’à la porte :
— Je vais à présent vous conduire à l’armurerie. Vous pourrez emporter autant d’équipement qu’il vous siéra, mais ne vous chargez pas trop, car vous devrez tout transporter sur votre dos !

Pour avoir accès au 1er jet de l’acte I l’Oeuvre en format PDF, cliquer ici : l’Oeuvre livre n acte I.

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L’échantillon K : chapitre de l’incident déclencheur

L’échantillon K est bien parti pour sortir en juin 2015 ! Voici la V1 du premier chapitre entièrement rédigé. Enjoy !

Le soleil jaillissait en cascade dans la salle de cours. Gordon plissa les yeux et ouvrit les baies vitrées : un courant d’air frais souleva sa chemise. En bas, les élèves quittaient déjà le préau. Au-delà des bruits de circulation se dressait la silhouette haute et crénelée de Manhattan, qui s’éveillait peu à peu. Ses façades reflétaient la lumière éclatante d’un ciel sans nuage.
Gordon ferma les persiennes, s’appuya sur son bureau et patienta. Petit à petit, les élèves encore somnolents entrèrent et s’assirent.
— Vous avez pu regarder le morceau de béton que je vous ai donné ? demanda Kathy en s’approchant de lui.
— Oui, on dirait qu’il s’est décomposé. Je n’ai jamais vu ça. Je vais pousser plus loin mes recherches pour comprendre pourquoi.
— Merci, répondit l’adolescente en retombant lourdement sur sa chaise.
Les raclements de table se fondirent bientôt dans le brouhaha habituel. Gordon fit le compte des élèves : tout le monde était présent excepté Peter, le garçon qui avait quitté sa classe la veille. Pas étonnant. Gordon soupira et saisit une craie. Il s’approcha du tableau noir et écrivit : Molécules et atomes. Son introduction provoqua de nombreux bâillements, mais il se laissa happer par le sujet et finit par oublier totalement son auditoire. Certains l’observaient avec amusement, incompréhension… d’autres l’ignoraient.
Gordon fut soudain interrompu par la sonnerie de l’alarme incendie. Des cris s’élevèrent au-dehors. Les regards oscillèrent entre lui et la porte, perplexes. Gordon sortit et interrogea une fille qui traversait le couloir en courant :
— Un immeuble a explosé à Central Park ! s’exclama-t-elle, essoufflée.
Plusieurs élèves bousculèrent Gordon en s’échappant de la salle de cours. D’autres prirent les fenêtres d’assaut. Une étroite volute de fumée s’élevait dans le bleu profond, derrière les façades lisses des gratte-ciel.
— C’est comme le 11 septembre ! s’écria un adolescent.
— Mon père avait dit qu’ils allaient à nouveau attaquer ! s’excita un autre garçon, dangereusement penché au-dehors.
— Attention à ne pas tomber, avertit Gordon d’une voix que personne n’entendit.
Un groupe d’élèves murmura et pouffa en le regardant.
— C’est pas drôle, observa Kathy, juchée sur une table pour mieux voir. On a peut-être des proches ou des connaissances là-bas.
Gordon leva les yeux vers elle, et remarqua pour la première fois sa ressemblance avec Manea. Même taille, même âge, même façon de s’exprimer. Il repensa soudain à ce que lui avait dit John sur sa fille, trop souvent laissée à elle-même. Oui, on a peut-être des proches dans le coin, se répéta-t-il en sentant une étrange sensation naître au creux de son ventre.
— PAS DE PANIQUE, RENDEZ-VOUS TOUS DANS LA COUR POUR UN RECENSEMENT DES EFFECTIFS, lança la voix amplifiée du proviseur à travers le haut-parleur. LES PROFESSEURS SONT RESPONSABLES DE LEUR CLASSE.
Gordon parcourut la salle des yeux, mais plus de la moitié des élèves avaient déjà disparu.
— Kathy, demanda-t-il. Rassemblez le reste de vos camarades et emmenez-les dans le préau. Il faut à tout prix que je vérifie quelque chose.
La jeune fille l’observa d’un air étonné, puis obtempéra. Gordon s’élança dans le couloir en attrapant son cartable au vol. Il descendit les escaliers et, par malchance, bouscula le proviseur dans sa course. Il bredouilla de vaines excuses et gagna la salle des professeurs. Il se fraya un passage entre les élèves amassés là sans autorisation, s’avança jusqu’au poste de télévision et lut : FLASH SPÉCIAL : EFFONDREMENT INEXPLIQUÉ D’UN IMMEUBLE À CENTRAL PARK. Sous les lettres en capitales rouges s’élevait un monticule de gravats de la hauteur d’une colline. Des armatures nues et filiformes en dépassaient. On apercevait des civils pris en charge par des équipes médicales, ainsi que des pompiers à la recherche de victimes. On ne voyait pas de trace de feu, mais des vagues de poussière grisâtre étaient soulevées par le vent.
— C’est quel immeuble ? interrogea Gordon.
— Le Dakota.
— Le Dakota ? répéta-t-il, abasourdi.
Il repensa au moment où Manea y était rentrée la veille, et une boule de peur se forma dans son ventre. Son cartable sous le bras, il gagna la cour. Les professeurs faisaient le tour des troupes excitées et turbulentes. Kathy attendait auprès du reste de la classe de chimie. Gordon la gratifiait d’un signe quand le proviseur l’apostropha :
— Que faites-vous sans vos élèves ?
— Il faut que j’y aille… ma fille est à Manhattan.
— Votre fille ? s’étonna l’homme, l’air incrédule. Mais depuis quand avez-vous une fille, vous ?
— Je vous expliquerai… répondit Gordon en s’éloignant.
— Les rats quittent le navire, entendit-il en s’engouffrant dans la rue.
Gordon faillit rebrousser chemin, mais préféra remettre la discussion à plus tard.
À l’extérieur, la circulation semblait normale. Les gens poursuivaient leur vie comme à leur habitude, s’énervant pour des broutilles ou s’animant pour d’autres. Ils ignoraient sans doute pour la plupart ce qui venait de se passer. Gordon trottina jusqu’à la bouche de métro la plus proche et descendit les escaliers. En bas, un employé en costume sombre bloquait les tourniquets :
— Je suis désolé Mesdames, Messieurs, mais la circulation est interrompue à cause d’un accident à Central Park.
La foule, à la fois surprise et mécontente, assaillit l’homme de questions.
— Un immeuble s’est effondré. La direction a reçu ordre de stopper tous les trains. Ils craignent un attentat. J’en sais pas plus.
Gordon ressortit en jurant. Sans métro, Central Park était à plus de deux heures de marche. En outre, ce n’était pas un grand sportif, et même en courant, il mettrait au moins une heure pour atteindre le Dakota. Il s’élança malgré tout en direction de Manhattan, et se força à maintenir une allure rapide malgré ses poumons qui le brûlaient.
À bout de souffle, il s’arrêta quelques instants plus tard aux pieds de Brooklyn Bridge. Une foule s’était amassée sur les berges de l’East River. Touristes, badauds, employés de tout ordre se pressaient les uns contre les autres. Ils prenaient des photos et filmaient les gratte-ciel, au sommet desquels s’élevait un nuage grisâtre.
Gordon sortit son téléphone de son cartable et composa le numéro des renseignements pour contacter Markus Trent, en espérant avoir des nouvelles de Manea. Mais il avait beau se trouver au coeur de New York, le réseau ne fonctionnait pas.
Des véhicules de secours quittèrent soudain Manhattan, sirènes hurlantes. Gordon se précipita sur une ambulance bloquée par la circulation :
— Vous venez du Dakota ?
Le conducteur acquiesça.
— Vous n‘avez pas retrouvé une adolescente, par hasard ?
— Pas pour l’instant. Mais les recherches continuent.
Gordon s’avança vers la passerelle pour piétons en grimaçant. Elle crachait un flux ininterrompu de personnes qui discutaient de la situation en jetant des regards curieux derrière elles. Il croisa un groupe de jeunes recouverts de piercings, affalés contre un muret, occupés à débattre avec trois hommes d’affaires :
— C’est peut-être une fuite de gaz, observait l’un des businessmen. Les installations ne sont pas toujours aux normes dans ces vieux bâtiments…
— Fuite de gaz mon cul, répondit un jeune. J’dirai plutôt une bombe : c’est un coup des putains d’intégristes, mon pote !
— Vous n’avez pas entendu parler d’un avion qui se serait écrasé ? demanda une dame d’un air soucieux.
— Apparemment, non.
Une fois sur la passerelle pour piétons, Gordon dut se frayer un chemin à travers la marée humaine qui avançait à contresens. Il progressa lentement, et lorsqu’il parvint à mi-chemin, une secousse remua la chaussée.
Les gens se figèrent.
— Le pont s’effondre ! hurla un homme en poussant les autres pour rejoindre Brooklyn.
— C’est un tremblement de terre ! mugit une femme qui l’imita, un bébé dans ses bras.
Un second choc ébranla la passerelle, plus puissant que le précédent, et des individus furent projetés à terre. Un mouvement de panique s’empara de la foule qui se pressurisa en direction de Brooklyn. Interdit, Gordon fut à demi écrasé contre un mur. Il parvint à se hisser sur les haubans et échappa de justesse au flot tumultueux en grimpant sur un parapet. La vibration avait cessé, mais un nuage brunâtre attira son attention du côté de Wall Street. Une fumée dense et épaisse s’exhalait d’une rue de Lower Manhattan. En s’approchant, il comprit qu’un second immeuble venait de s’effondrer.
Une fois sur la rive opposée, Gordon s’élança vers Lafayette Street. Les visages affolés convergeaient tous vers Brooklyn Bridge, en courant pour ceux qui en étaient capables, en marchant ou en boitant pour les autres. Un jeune garçon avançait en clopinant, soutenu par deux personnes. Derrière lui, le mur de fumée gagnait les berges, haut de plusieurs étages, à la fois lent et inexorable. Les particules de poussières brunes et grises s’élevaient dans l’air, masquant peu à peu le ciel azuré. Des apparitions aux cheveux et vêtements noyés sous la poussière ressortaient du nuage comme ils seraient ressortis de l’Enfer. Leurs démarches étaient celles d’une armée d’automates voûtés, la mine déconfite, le regard perdu dans le vide. Gordon sentit ses poumons le brûler lorsque la fumée le recouvrit.
Il remonta Lafayette Street vers l’hôtel de ville. L’air y était plus pur. Il croisa plusieurs personnes escortées vers l’extérieur par la police. L’un des agents lui demanda où il allait, mais Gordon prétexta attendre quelqu’un, et poursuivit sa course jusqu’au parc de la mairie. Derrière les grilles, deux hélicoptères se posèrent dans un vrombissement qui souffla la poussière de l’avenue. Des individus en costumes et en tailleurs, encadrés par des policiers, abandonnèrent l’hôtel de ville et montèrent avec empressement dans les appareils.
Parmi eux se trouvaient le maire et ses adjoints.
Gordon s’éloigna, assourdi par le premier hélicoptère qui décollait. Il bifurqua dans une rue étriquée en direction de Broadway. Injures et coups de klaxon s’élevaient des véhicules immobilisés : camionnettes et voitures se pressaient vainement les unes derrière les autres pour fuir Manhattan.
À bout de forces, Gordon dut s’arrêter. Cela faisait déjà quarante-cinq minutes qu’il courait et il avait à peine parcouru la moitié du chemin. Il réprima un point de côté, se fustigea de ne jamais faire de sport, se désespéra de mettre autant de temps. C’est alors qu’il aperçut un parc à vélo qui lui donna une idée. Il s’approcha de celui qui présentait l’antivol le moins résistant. C’était un vélo de femme, mais ça ferait l’affaire. Il vérifia que personne ne l’observait, mais les gens avaient mieux à faire. Il sortit une pince de son cartable, et coupa l’un des maillons de l’antivol, à demi honteux de ce qu’il faisait. Libéré, il s’élança vers Central Park.
Les avenues se mirent à défiler à toute vitesse, le vent sifflant à ses oreilles et rafraichissant son corps transpirant. Dans les rues ne gisaient plus que quelques voitures abandonnées, ponctuées d’individus errants. Une multitude de feuilles de papier volaient en l’air. De lointaines sirènes de police troublaient le silence inhabituel.
Gordon aperçut les premiers arbres de Central Park se dessiner au loin. Soulagé, il accéléra de plus belle. Mais la route était barrée par un cordon de militaires équipés d’armes et de haut-parleurs, qui exhortaient les derniers passants à quitter Manhattan dans les plus brefs délais. EVACUATION GENERALE : DEUX bâtiments ONT ÉTÉ TOUCHÉS. IL EST POSSIBLE QU’IL Y EN AIT D’AUTRES ! DIRIGEZ-VOUS DANS LE CALME EN DIRECTION DE BROOKLYN ET DU QUEENS !
Plusieurs soldats exécutèrent de grands signes pour que Gordon s’arrête.
— Faites demi-tour immédiatement ! rugit l’un d’eux. Un nouvel immeuble risque de tomber. Le quartier est fermé jusqu’à nouvel ordre.
Gordon tenta de parlementer, mais en vain. La mort dans l’âme, il rebroussa chemin. Mais tandis qu’il s’éloignait, il trouva insupportable l’idée d’abandonner si facilement. Il enfourcha son vélo et piqua sur un côté du cordon en ignorant les menaces des militaires. Les soldats levèrent leurs fusils et tirèrent des coups de semonce. Gordon sentit son cœur enserré comme dans un étau. Il prit une grande inspiration et baissa la tête pour passer sous le fil rouge, puis pédala à perdre haleine en direction de Central Park.
Aucun soldat n’avait fait feu sur lui.
Gordon ne croisa plus personne jusqu’à la Huitième Avenue, à l’exclusion des rats ou autres animaux domestiques laissés pour compte. L’endroit était méconnaissable. Le parc encore si vivant la veille semblait désormais mort. Un peu plus loin sur sa gauche s’élevait une butte de gravats de plusieurs étages de haut, hérissée d’armatures métalliques coiffées d’un nuage de poussière sombre. Un groupe de pompiers était occupé à démonter du matériel aux pieds de leur camion. Gordon balaya la scène des yeux en se demandant s’il était au bon endroit, et aperçut le kiosque du vendeur de tee-shirts à l’effigie de John Lennon émerger des décombres.
Son cœur se figea. Il abandonna son vélo et fondit vers les hommes :
— Vous n’avez pas vu une jeune adolescente ?
— On n’a pas retrouvé d’adolescente.
— Elle est peut-être sous les gravats. Quelles sont ses chances de survie là-dessous ?
— La structure de l’immeuble peut permettre la formation de poches d’air, mais je dirais qu’elles sont faibles. J’ai dû faire évacuer un de mes gars à moitié écrasé par une poutre. On a besoin de nous pour un feu à Hell’s Kitchen. Ça a aussi pété par là-bas. On reviendra plus tard.
— Plus tard ? s’insurgea Gordon. Mais puisque je vous dis qu’il y a peut-être une adolescente dans les décombres ! Plus tard, ce sera trop tard !
Le pompier l’observa d’un air navré et lui tendit une feuille de papier froissée :
— Il y a également des enfants à Hell’s Kitchen, remarqua-t-il. On a fait tout ce qu’on a pu ici. Tenez, jetez un œil sur cette liste. Elle contient les noms des rescapés.
Gordon parcourut le document d’une main tremblante.
Nulle part ne figurait le nom de Manea.