#LeMoisDesIndés

J’ai le plaisir de vous informer qu’Aztèques et Réalités Invisibles ont été sélectionnés pour participer au Mois Des Indés, à un prix promotionnel.

#LeMoisDesIndés est une opération inédite en France, qui se déroule du 1er au 31 octobre et qui a vocation à promouvoir les livres autoédités sur Amazon.
A cette occasion, un vaste dispositif de mise en avant des livres indés est déployé sur le site, notamment sur la page d’accueil et la boutique Livres.

Des auteurs célèbres tels qu’Amélie Nothomb et Olivier Bourdeaut ont accepté de promouvoir la lecture des Indés à travers des vidéos inédites que vous pourrez découvrir sur la page de l’événement : www.amazon.fr/lemoisdesindes

Des interviews d’auteurs indés ont également été réalisées, parmi lesquels Matthieu Biasotto, Théo Lemattre, Sonia Dagotor, Solène Bakowski, Dalila Heuse, Cédric Charles Antoine, Gabrielle Desabers ainsi que votre serviteur !

#LeMoisDesIndés peut-être l’occasion de découvrir la saison 1 d’Aztèques en promo, sachant que la saison 2 va arriver fin novembre. Comme ça vous serez dans la bain 😉

Et si vous vous laissiez emporter dans des univers fantastiques et étranges au fil de six nouvelles ?

PS : N’hésitez pas à commenter au sujet d’Amazon, de l’évènement #LeMoisDesIndés ou autre 🙂

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Aztèques : chronique « Les Perles de Kerry »

Un grand merci à Kerry pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Les perles de Kerry.

Aztèques 1 : Harem, d’Eric Costa.

 

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?
Une plume fluide couplée à un récit addictif
Par quoi commencer ? Déjà, j’ai failli mettre 5 étoiles à ce roman, pourquoi je ne l’ai pas fait ? Parce que ce serait dire qu’il est déjà presque parfait alors que je suis sûre qu’il aurait pu être encore meilleur !
Je ne dis pas qu’il est moyen ou juste bon, bien au contraire, mais vu la qualité de la plume et la maitrise de l’auteur, j’ai été surprise que certains passages ne soient pas assez approfondis. Nous avons à peine le temps de nous imprégner d’une scène, que nous voilà projetés dans une autre ! Au moins, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer avec un rythme pareil et une action si soutenue…
Mais j’aurais voulu que l’auteur aille plus en profondeur, et décrive encore plus le tout même si c’est déjà fait un minimum bien entendu.
Malgré ce petit détail, j’ai tout de même bien réussi à m’immerger dans l’univers de ce roman qui m’a particulièrement plu. En temps normal je déteste tout ce qui se rapproche de près ou de loin de la fantasy, mais là une fois encore, le talent de l’auteur m’a fait oublier mes appréhensions et m’a permis de plonger toute entière dans son récit. Que c’est agréable de redécouvrir le genre !
Il faut dire que l’auteur a vraiment une plume fluide et agréable à lire, elle emporte le lecteur dans son univers dès la première page. De plus, il nous propose là une intrigue addictive et donc très prenante, même s’il ne s’agit pas du tout d’un thriller, il réussit à nous tenir en haleine jusqu’aux toutes dernières pages de son roman, et j’adore ça !
De rebondissements en manigances
Nous faisons donc connaissance d’Ameyal, jeune fille qui vient d’être réduite à l’état d’esclave suite au massacre de son village par des Aztèques. Mais la jeune fille ne compte pas se laisser faire entre fuites et manigances, elle va se démener pour se sortir de cette situation de prime abord inextricable. Malheureusement, tout ne se passera pas forcément comme prévu. Les trahisons, la jalousie et le pouvoir seront ses pires cauchemars.
C’est donc un roman plein d’intrigues et de rebondissements que nous offre l’auteur.
Le récit commence d’ailleurs sur les chapeaux de roues, en effet, le début entre directement dans le vif du sujet avec une action à nous couper le souffle, ce qui ne donne pas du tout envie de lâcher sa lecture, bien au contraire. Certes, il commence par une scène violente, mais à mon goût, c’est la pire et la seule qui dure aussi longtemps donc ceux qui peuvent être réfractaires à ce genre de passages peuvent d’ores et déjà être rassurés. La suite sera moins virulente, mais continuera néanmoins de jouer avec votre petit cœur.
Le plus déroutant pour moi finalement a été l’âge de la protagoniste, Ameyal, car j’ai été étonnée d’aimer autant une histoire dont la personnage principale est aussi jeune (13 ans). Elle est attachante, courageuse, parfois trop impulsive et un brin irréfléchie, mais c’est justement ce qui fait tout son charme et son réalisme. On s’attache également à certains personnages secondaires tout comme on en déteste d’autres.
En bref, nous avons ici tout ce qu’il faut pour passer un excellent moment de lecture. Et même plus, c’est une histoire qui reste en tête, on y pense encore alors que la lecture est déjà finie depuis un moment.
En résumé,
Un premier tome plus que prometteur qui laisse présager une suite haute en couleur ! Il est certain que je lirai la suite !

Aztèques en offre éclair Amazon

Je tiens à vous remercier pour votre soutien lors de l’offre éclair d’Aztèques mercredi 10 mai. Ce jour là, le livre numérique était à 0,99€.
Beaucoup d’entre vous ont liké, partagé mes publications, commandé, commenté. Grâce à vous, Aztèques est monté tout au long de la journée depuis la 200ème place jusqu’à la première place du top 100 Amazon.

Big up pour tous les lecteurs et auteurs qui m’ont soutenu ! Ces derniers m’ont très bien accueilli au salon de livre de Paris, et ont fait preuve de beaucoup de solidarité et de gentillesse : je remercie notamment Valérie Bel, qui a invité des lecteurs à l’évènement, Alice Quinn, Tamara Baliana, Cédric Péron, Laure Manel, Amélie Antoine, Sonia Dagotor, Lhattie Haniel, Olivier Bal, Patrick Ferrer, Jacques Vandroux, Judrin Evelin et tous les autres auteurs et blogueurs ayant participé de près ou de loin.

453 Ebooks sont partis en une journée, sans compter les livres papiers et les emprunts.
Les petits Aztèques ont su jouer des coudes et monter tranquillement jusqu’à la première place du podium, et ils se maintiennent aujourd’hui à la quatrième place, devant Marc Levy et Guillaume Musso 😉

Comme une place de n°1 ne dure pas forcément très longtemps, j’ai pris une photo souvenir :

La question est : que fait-on après ?
On m’a répondu : « ton livre va se casser la figure mais c’est normal ». Et pour cause, le lendemain de l’offre éclair j’étais à une quarantaine de ventes (et j’en suis très heureux).
En effet, que peuvent les petits Aztèques contre des « poids lourds » tels que les très talentueux Maddie D., Gabrielle Desabers, Fred Vargas et tous les autres ?

Alors comment aider le livre à garder de la visibilité ?
Pour répondre à cette question, je me suis tourné vers Alice.
Alice Quinn, auteure bestseller qui a créé le personnage de Rosie Maldonne, l’héroïne de « Un palace en enfer » que j’ai rencontrée au salon du livre. Un concentré de joie et de rire qui voit la vie en rose, et qui la fait voir telle quelle aux gens qui la côtoient. Alice m’a interviewé en tant qu’ « auteur du mois de juin » au sujet d’Aztèques et je partagerai la vidéo avec vous dès qu’elle sera disponible. Lorsque je lui posé la question, Alice m’a conseillé de communiquer tranquillement sur Aztèques lorsque l’occasion se présenterait. Et elle a ajouté quelque chose que j’ai trouvé très beau :

« Le livre va se poser quelque part et vivre sa vie. Après, on ne sait pas, c’est de la magie ».

Certains auteurs, dont Cédric, disent qu’une fois le bébé mis au monde il faut le laisser vivre sa vie. C’est pas facile, mais je vais essayer. En espérant que le livre parle suffisamment au monde, et que le monde parle suffisamment de lui pour que la magie prenne 😉

Je ne vous cache pas que je ressens un certain soulagement au sortir de cette phase de marketing. Je ne suis pas très à l’aise lorsque je mets mon travail en avant, et je demande pardon à ceux qui m’ont trouvé un peu trop insistant 😉
Je vais enfin pouvoir reprendre l’écriture de la saison 2, que j’envisage de sortir en octobre.

Et pour ceux d’entre vous qui sont auteurs, je vous souhaite de belles histoires et que la magie prenne !

Aztèques en offre éclair Amazon !

offre éclair2

Chers amies, chers amis,

Suite au prix que j’ai remporté en tant que lauréat du Speed-dating Amazon au salon du livre de Paris en 2017, je suis heureux de vous annoncer qu’Aztèques est en offre éclair aujourd’hui, à seulement 0,99€.
Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment de le commander 😉
Et si vous l’avez déjà, merci d’en parler pour aider un auteur indépendant à faire connaître ses écrits !

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Laissez-vous emporter dans un grand voyage, un ailleurs et un autrefois caché au sein d’une civilisation aussi fascinante qu’effrayante !

Il vous suffit de cliquer sur la couverture :

Aztèques : le travail des femmes

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

Mon héroïne étant une femme, je me pose la question de la place des femmes dans la société aztèque. Il ne s’agit pas de faire de contresens historique ! Qu’en était-il ?

Les femmes bénéficiaient d’un certain nombre de professions dans la civilisation aztèque, parmi lesquelles prêtre, médecin, artisanes ou encore sorcières.

femme aztèque 2

Toutefois, les femmes étaient principalement reconnues dans les communautés de tisserands ou parmi les producteurs d’artisanat. Certaines d’entre elles étaient même considérées comme des artisanes de prestige et gardaient le contrôle sur leur propre travail et le revenu qu’il générait.

Artisanat aztèque :
Dans les codex aztèques, nombreuses sont les images de céramiques et de sculptures de conceptions élaborées et colorées. Il y avait des spécialités textiles régionales, reconnaissables à leurs trames graphiques particulières. La plupart des motifs étaient géométrique, avec des images animales et végétales dans certaines régions spécialisée dans le textile.

Les colorants utilisés pour l’artisanat provenaient d’argiles bleues, d’ocres jaunes et rouge extraites d’insectes vivant dans le cactus nopal. Le violet provenait de l’escargot de mer Purpura Patula (lié au mollusque de Méditerranée Murex, à partir duquel les phéniciens avait fabriqué la pourpre utilisée pour les vêtements de luxe).

Lieu de travail :
Les femmes travaillaient principalement à l’intérieur de la maison. Elle s’adonnaient à la filature et au tissage de fil de coton, d’agave ou de Magay. Elles passaient également des heures à broyer du maïs entre les pierres pour faire de la farine. Elles étaient chargés d’élever des dindes et des chiens destinés à servir de nourriture.

femme aztèque et maïsA l’extérieur, les femmes se rendaient sur les marchés pour vendre ou échanger des pièces de tissus, des légumes cultivés à la maison ainsi que d’autres marchandises.

Conclusion :
Ces recherches m’ont aidé à éviter un contresens historique. Mon héroïne sera fille de chef, ce qui expliquera son ambition et le fait qu’elle considère qu’elle s’adresse d’égal à égal avec les hommes forts de l’Empire mexica de cette époque là. Je pense en faire une apprentie prêtresse, car cela lui donnera l’occasion d’utiliser la religion et les croyances pour se tirer de situations difficiles.

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter sur la position des femmes chez les Aztèques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cette étonnante culture.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

Aztèques : les prénoms, outils de conditionnement

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

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De la naissance à l’attribution du genre :
Le genre du nouveau-né était déterminé dès sa naissance et allait être renforcé par l’éducation familiale, scolaire et religieuse. Lors de la cérémonie de naissance, en plus du nom, on marquait le genre du bébé par la présence symbolique d’ustensiles associés à son sexe : si c’était une fille, un fuseau, un malacate, un balai et un petit panier rempli de coton ; s’il s’agissait d’un garçon, un bouclier et quatre flèches pour qu’il devienne un bon guerrier.

La cérémonie d’attribution du genre de l’enfant prenait fin lorsque son cordon ombilical, une fois détaché, était enterré, pour les filles dans le foyer de la maison et pour les garçons sur le champ de bataille, les domaines d’action sociale de chaque individu, publics ou domestiques selon le cas, étant ainsi fixés.

Les garçons évitaient tout contact avec les ustensiles qui n’étaient pas liés à leur genre, par crainte de perdre leur virilité et leur adresse guerrière. On leur disait de ne pas marcher sur le foyer (espace féminin par excellence), geste qui leur vaudrait d’être malchanceux à la bataille et de tomber aux mains des ennemis.

Les prénoms :
Les parents cherchaient à donner à l’enfant un nom qui coïnciderait avec son destin. Pour cela, ils interrogeaient le devin, ou tonalpouhqui, qui lui-même consultait le tonalpohualli (calendrier rituel de deux cent soixante jours divisé en vingt treizaines ou périodes de treize jours, qui régissait toutes les activités de la société) pour connaître les qualités des jours de l’année.

La méthode d’attribution des prénoms était la suivante : le tonalpouhqui demandait l’heure et les circonstances de la naissance ; il consultait ensuite le tonalamatl, lequel précisait l’influence de la divinité régnante dans la treizaine concernée et les autres événements liés, et il prédisait les vertus ou les tendances du nouveau-né. Si celui-ci était né sous un bon signe, on lui attribuait son nom le lendemain de sa naissance. Mais s’il était né un jour néfaste, on attendait un signe plus favorable pour lui donner son nom. Le devin ne pouvait toutefois pas différer la naissance de l’enfant de plus de quatre jour.

Le signe du jour marquait ce qu’on appellerait aujourd’hui le tempérament, la personnalité et même le destin.

Il s’agissait donc d’un moyen hors pair de conditionner l’individu dès sa naissance : le devin, qui savait de quel type de métier aurait besoin la collectivité, n’hésitait pas à orienter le tonnalli du nouveau-né. Par exemple, si le copulli (quartier) avait besoin d’artisans, il s’arrangeait pour que le jour déclaré de sa naissance lui donne un tonnalli le destinant à être un bon artisan !

Lorsque l’accouchement s’était produit pendant l’un des cinq derniers jours de l’année, appelés nemontemi et considérés comme des jours vains et mauvais dans le calendrier, le verdict était inévitablement négatif. Dans ce cas, le garçon recevait un nom équivalent à nemon (« qui n’est bon à rien ») et la fille, un nom équivalent à nencihuatl (« femme qui n’est propre à rien »).

Il est important de souligner qu’il existait aussi une distinction entre les classes pour l’attribution du nom. Aux pipiltin (gens de la noblesse), on donnait un nom qui évoquait les prouesses d’un ancêtre et auquel on intégrait un élément révérencieux, à la différence des macehualtin (gens du peuple), à qui l’on se contentait de donner le nom correspondant au signe du calendrier sous lequel ils étaient nés.

Voici quelques exemples de noms donnés aux femmes aztèques :

prénoms féminins aztèques

Teyacapan, Tiacapan, Tlaco, Teicu et Xoco étaient des noms de déesses que l’on donnait à la grande majorité des filles pour marquer l’ordre dans lequel elles étaient nées par rapport à leurs frères et sœurs.

L’éducation :
Les filles restaient généralement sous la garde de leurs mères et les garçons, passés l’âge de trois ans, étaient placés sous la tutelle de leurs pères. L’éducation était sévère : les garçons apprenaient à porter l’eau et le bois, à aller au marché et à ramasser les grains de maïs répandus sur le sol. À cinq ans, les filles commençaient à filer, tisser et labourer. « On ne les laissait pas vaquer sans rien faire et à celle qui laissait son travail avant l’heure, on lui liait les pieds pour qu’elle s’asseye et se tienne tranquille ».

Les garçons apprenaient à pêcher à l’âge de sept ans et les filles, à moudre le maïs dans le metate (pierre à broyer) et à balayer la maison.

Au telpuchpan, on enseignait aux filles le compte des jours, le nom des signes, les attributions des dieux et à compter. En plus du perfectionnement des tâches propres à leur genre, comme cuisiner, balayer et nettoyer, elles apprenaient le chant et la musique.

Au sein de la famille ou dans les écoles, les fillettes et les adolescentes recevaient une préparation rigoureuse dans les travaux domestiques, en vue de leur mariage. De même, « on leur apprenait à être très honnêtes dans leurs actes comme dans leurs paroles, dans leur apparence comme dans le recueillement ».

La discipline était stricte dans tous les domaines et la paresse n’était pas tolérée. Celui qui refusait de jouer le rôle qui lui était socialement imposé était puni : on lui piquait tout le corps avec des épines d’agave ou on l’obligeait à respirer la fumée de piments grillés. Cette éducation était sensée faire prendre conscience aux filles de leur place dans la société et visait à les conforter dans leur rôle de reproductrices biologiques et de transmetteuses des modèles culturels établis.

Conclusion :
L’étude de l’attribution des prénoms aztèques est fort intéressant. Il est remarquable que ce système permette de conditionner la vie et les métier des sujets mexicas en fonction des besoins du groupe ! Enfin, ces recherches m’aideront pour élaborer des prénoms intéressants pour la série. Ils pourront être chargés de sens, et guider les personnages dans leurs actions, à commencer par l’héroïne !

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter sur le conditionnement par les prénoms ? Pensez-vous que ce soit toujours le cas aujourd’hui ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cela.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

Aztèques : la cérémonie du feu nouveau

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

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La Cérémonie du Feu nouveau

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, de la combinaison d’une année sacrée de 260 jours et d’une année civile de 365 jours résulte une concordance toutes les 52 années solaires.

On parle alors de Xiuhmolpilli (ligature des années) : le siècle aztèque se termine. La nuit de ce passage d’un siècle à l’autre est une nuit de prière et d’angoisse, où l’on célèbre la Fête du Feu nouveau.

À la minute prévue, les prêtres immolent des victimes.

Pourquoi une telle prophétie ?

À cause de la légende des 5 Soleils. En effet, selon les Aztèques, le monde a déjà connu 4 soleils ; chacun d’eux ayant donné un cataclysme :
•    Le 4-jaguar : les hommes furent dévorés par les jaguars (symbole de Tezcatlipoca)
•    Le 4-vent : une tempête magique transforma les hommes en singes (symbole de Quetzalcoatl, rival du précédent.
•    Le 4-pluie : Tlaloc, dieu de la pluie et de la foudre, submergea l’univers d’une pluie de feu
•    Le 4-eau : sous le signe de Chalchiuhtlicue, le monde s’acheva par un déluge de 52 ans.

Quant au cinquième soleil, le dernier, il doit se terminer au terme d’un cycle de 52 ans.
Il s’agit du 4-tremblement de terre : le monde doit s’effondrer dans des séismes, puis l’humanité anéantie par les Tzitzimime, monstres habitant à l’occident des marches de l’Univers.
Le rôle des aztèques est de repousser l’échéance, en offrant au Soleil l’eau précieuse (le sang) qui lui permettra d’avoir suffisamment d’énergie pour poursuivre sa course dans le ciel.

C’est ce qu’ils faisaient notamment à la Fête du Feu nouveau, tous les 52 ans, via des sacrifices humains.
Ainsi, plusieurs milliers de captifs et d’esclaves pouvaient être sacrifiés.

sacrifice aztèque

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter sur la cérémonie du Feu Nouveau et les sacrifices chez les Aztèques ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez cette étonnante culture.

 


 

Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

Aztèques : le calendrier Aztèque

Mes recherches concernant la saga Aztèques continuent (Tome 1 : été 2015). Au plus je découvre cette civilisation, au plus je la trouve passionnante. Architecture, médecine, astronomie, arts… nombreux étaient les domaines où les Aztèques excellaient.

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Comment les aztèques appréhendaient-ils le temps ? Comment faisaient-ils, à cette époque éloignée, pour prévoir le solstice, l’équinoxe ?

Leur calendrier découle directement du calendrier maya. Il était intimement lié à la mythologie aztèque. Il en existait trois :

1.    Le tonalpohualli, calendrier divinatoire sacré de 260 jours, regroupés en 20 groupes (treizaines) de 13 jours auxquels correspondait un symbole (par exemple : le lapin, tochtli),
2.    Le xiuhpohualli, calendrier solaire de 365 jours, faisant office de calendrier civil. Divisé en 18 mois de 20 jours appelés « vingtaines », ce calendrier comportait également, pour s’approcher au maximum de la véritable période de révolution autour du soleil 365,2422 jours, un « mois » de cinq jours néfastes appelé nemontoni ou nemontemi, auxquels s’ajoutait peut-être un sixième jour tous les quatre ans,
3.    Un calendrier vénusien de 584 jours, qui venait en concordance avec les 2 autres tous les 104 ans solaires.

Influence maya :
Les calendriers aztèques sacré et solaire proviennent en réalité des calendriers mayas. Ainsi, la construction et le fonctionnement du calendrier Tonalpohualli correspondent au calendrier sacré maya (Tzolkin), où seuls les glyphes et les dieux protecteurs changent. Il en va de même pour le calendrier Xiuhpohualli, analogue du calendrier Haab solaire maya.

Origine et correspondance des temps :
Tout calendrier possède une origine des temps (fondation légendaire de Rome, naissance du Christ, hégire, etc.). Pour le calendrier aztèque, cette origine n’est pas encore connue avec précision.
Le calendrier julien fut corrigé par le pape Grégoire 13 en 1582. Pour calculer les dates aztèques, il faut donc tenir compte du calendrier julien et non grégorien.
Pour trouver la correspondance avec le calendrier julien, il a fallu prendre pour référence la chute de Tenochtitlan (capitale de l’empire aztèque, sur le site Mexico) : le 13 août 1521 du calendrier julien et le jour 1-coatl d’une année 3-calli du calendrier aztèque.

Calendrier sacré, ou Tonalpohualli :
On peut se figurer le calendrier sacré comme un système de deux roues dentées s’entrainant l’une l’autre. La plus petite d’entre elles portait des nombres de 1 à 13, et la seconde vingt glyphes, soit 260 combinaisons possibles. L’année rituelle comptait donc 260 jours. Chaque glyphe se traduisait par un mot rattachant le jour à un dieu et possédait de ce fait un aspect divinatoire.

Description des jours :
Les jours étaient ainsi définis par l’association de ces deux éléments: le nombre et le glyphe. Les jours pluie et vent avaient la particularité d’utiliser les glyphes des dieux correspondants : Tlaloc et Ehecatl. L’ordre sur chacune des « roues » était fixe ; la séquence des nombres était bien entendu celle de 1 à 13, celle des glyphes étant visible sur l’extrait du codex barbonicus  suivant  :

codex barbonicus

Les deux roues tournaient simultanément, aussi quand on avançait d’un nombre, il fallait également avancer d’un glyphe. A 1-crocodile, succédait ainsi 2-vent, 3-maison, etc. Quand on arrivait à 13-roseau, la roue des nombres achevait un tour et revenait à sa position initiale, sans que celle des glyphes n’ait achevé le sien ; on passait donc à 1-Jaguar. Ces tours de la roue des nombres définissaient des cycles de treize jours, les treizaines, ou « semaines » mésoaméricaines rituelles. Après 20 treizaines, on retombait sur la combinaison de base et une année rituelle s’était écoulée.

Les treizaines :
Chaque treizaine était définie par la date de son premier jour. Comme le nombre était toujours «un», il était escamoté la plupart du temps. De même que les jours, toutes les treizaines étaient consacrées à un dieu.

13aines dieu

Calendrier solaire, ou Xiuhpohualli :
Pour la datation ordinaire, celle dont on se servait tous les jours, on utilisait un calendrier solaire de 365 jours. L’année commençait le 2 février et était divisée en 18 mois de 20 jours, ce qui le reliait à la roue des glyphes du calendrier sacré. À la fin du dernier mois, on ajoutait cinq ou six jours les (nemontemi). Ils permettaient de se caler sur l’année solaire, sans décalage, mais étaient considérés comme particulièrement néfastes. On y évitait donc toute activité susceptible d’irriter les dieux.
L’année portait le nom du dernier jour du dernier mois (le dernier jour ordinaire avant les nemontemi). Seuls 4 glyphes pouvaient tomber à ce moment : Acatl (roseau), tecpatl (silex), calli (maison) et tochtli (lapin). L’année 1-roseau était donc suivie de 2-silex, etc.

Toutes les combinaisons étaient épuisées en 52 ans (4×13), ce qui constituait un « siècle » aztèque, dont la première année était toujours une année 1-roseau, sous la protection de Quetzalcoatl, le dieu créateur. Hernan Cortès arriva au Mexique précisément une année 1-roseau, ce qui fut sans doute à l’origine de son assimilation à ce dieu.

Les mois :
Habituellement, la date prise en compte pour le début de l’année solaire correspond au 2 février (calendrier julien). Ainsi, Atlcahualco s’étend du 2 au 21 février, Tlacaxipehualitzi du 22 février au 13 mars, etc. Cette correspondance est évidemment indicative, puisque tant le calendrier julien (années bissextiles) que aztèque (cf ci-après) contiennent des ajustements.

  1. Atlacahualo : «Arrêt de l’eau» – Consacré à Tlaloc, le Dieu de la Pluie
  2. Tlacaxipehualitzi : «Ecorchement des hommes» – Consacré à Xipe Totec.
  3. Tozoztontli : «Petite Veille» – Consacré à Coatlicue.
  4. Huey Tozoztli : «Grande Veille» – Consacré à Chicomecoatl.
  5. Toxcatl : «Sécheresse» – Consacré à Huitzilopochtli et Tezcatlipoca.
  6. Etzalcuauliztli : « – Consommation d’etzalli (espèce de bouillie)» – Consacré à Tlaloc.
  7. Tecuilhuitontli : «Petite fête des dignitaires» – Consacré à Huixtociuatl.
  8. Huey Tecuilhuitl : «Grande fête des dignitaires» – Consacré à Xilonen.
  9. Tlaxochimaco : «Offrande de fleurs» – Consacré à Huitzlilopochtli.
  10. Xocotl Huetzi : «Chute des fruits» – Consacré à Xiuhtecuhtli, dieu du feu.
  11. Ochpaniztli : «Balayage des chemins» – Consacrée aux déesses terrestres.
  12. Teotleco : «Retour des dieux» – Consacré à de multiples dieux.
  13. Tepeilhuitl : «Fête des montagnes» – Consacré aux cimes et à Tlaloc.
  14. Quecholli : «Nom d’un oiseau»; – Consacré à Mixcoatl, Dieu de la Chasse.
  15. Panquetzaliztli : «Elévation des étendards» – Consacré à Huitzlilopochtli.
  16. Atemoztli : «La descente de l’eau» – Consacré aux Tlaloque et à Tlaloc.
  17. Tititl : «rétrécissement» – Consacré à Illamatecuhtli.
  18. Izcalli : «Croissance» – Consacré à Xiuhtecuhtli, dieu du feu.

Symbolique du nom des années :

Comme nous l’avons vu, les porteurs d’années sont au nombre de 4 :
•    Roseau : associées à l’Est, les années Roseau sont chaudes fécondes et fertiles ; symbole d’abondance.
•    Silex : associées au Nord, les années Silex sont froides, austères et arides ; symbole des enfers.
•    Maison : associées à l’Ouest, les années Maison sont brumeuses, humides et calmes ; symbole du féminin.
•    Lapin : associées au Sud, les années Lapin sont changeantes, imprévisibles et lunaires ; symbole de la Lune.

Ajustement, ou ligature des années :
Les Aztèques savaient qu’un calendrier de 365 jours était trop court pour une année tropique (365.2422 jours). Ainsi, le calendrier fut modifié pour chacune des 4 années. C’est la raison pour laquelle sont apparus les Nemontemi.

Nemontemi : cinq jours néfastes de jeûne et de recueillement (ils ne constituent donc pas un mois). Naître un jour de nemontemi était annonciateur de malheur.

Le calendrier vénusien :
Pour l’ajustement de l’année solaire, les Aztèques utilisaient également une mesure de temps appelée vieillesse (104 années solaires). Elle découle directement du calendrier vénusien de 584 jours.
Vénus est en effet une des incarnations de Quetzalcoatl ; son cycle était donc parfaitement connu par les prêtres. Or, cinq années vénusiennes équivalent huit années solaires. Ainsi, le chiffre et le signe de l’année solaire sont identiques à ceux de l’année vénusienne au terme d’un cycle de 104 années solaires. Ce cycle se nomme Ueuetiliztli, la vieillesse.

Conclusion :
Il va falloir mettre toutes les dates au clair pour ma série. Je compte faire en sorte qu’elle se déroule à l’arrivée des Conquistadors pour bénéficier du plus gros potentiel dramatique possible. Il va me falloir trouver les noms nahuatl des années qui entourent 1519. Il faudra aussi que je calcule en quelle année sont nés les protagonistes de l’histoire car le premier prénom donné à un enfant est celui de son année de naissance. Ce n’est qu’à l’âge de 7 ans qu’il obtient son nom définitif lors d’une cérémonie.

Et vous ? Avez-vous des choses à ajouter ou à expliquer sur le calendrier Aztèque ? N’hésitez-pas à commenter cet article pour nous faire part de la façon dont vous voyez ce calendrier.


Cet article présente une partie de mes recherches sur le monde aztèque dans le cadre d’une série d’aventures intitulée Aztèques.

Découvrez-la en cliquant ci-dessous :

Mexique, 1515.
Ameyal a treize ans. Elle est fille de chef. Lorsque des guerriers  envahissent son village natal, elle jure de tout faire pour les arrêter.

Ses aventures l’emporteront au cœur du monde Aztèque, dans un univers cruel et inconnu : le harem d’un mystérieux Maître.
Va-t-elle surmonter les épreuves qui la menacent et déjouer les intrigues des concubines ?

 Parviendra-t-elle à progresser sur le chemin de son ambition et de sa vengeance ?

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Tout le monde sait à quel point la communication est importante… pourtant peu de gens savent communiquer. Ce livre vous ouvrira sûrement des fenêtres, voir des portes… même dans les murs !

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