Super Writer Tips : comment exprimer la peur, la joie, la tristesse

En tant qu’auteur, vous voulez donner des émotions aux lecteurs. Je vous conseille de montrer plutôt qu’expliquer.

Pour quelle raison ?
Expliquer nécessite de passer par l’intellect, ce qui peut faire sortir le lecteur de l’histoire. Montrer, au contraire, signifie parler des sensations. Cela permet au lecteur de ressentir la même chose que le héros et facilite son immersion.

Voici plusieurs listes des expressions que vous pouvez utiliser pour donner des sensations à vos lecteurs.

Attention, ne pas se répéter est important, mais il faut garder à l’esprit qu’une réaction à un stimulus est propre à un personnage en particulier et sert à le caractériser. Par exemple, dans Aztèques, Ameyal ressent la peur par : la gorge sèche, le cœur qui s’accélère, le corps qui tremble, etc. Mais ces réactions sont propres à elle-même, c’est à dire qu’elle aura toujours le même type de réactions face à un stimulus entraînant la peur, et qu’un autre personnage aura des réactions différentes qu’il faudra définir et respecter du début à la fin de l’histoire pour éviter les contresens.

1. Exprimer la peur :

cœur : s’accélère, bat à tout rompre, résonne aux oreilles

sang : se glace

cheveux : se dressent sur la tête

corps : se raidit, secoué de frissons, de tremblements, frissons parcourent le dos/l’échine, sueur perle sur le front, transpiration, glacé, vague de froid le traverse/parcourt

verbes : tressaillir, trembler, se pétrifier, se figer, ne plus arriver à respirer, blêmir

mains : moites, tremblantes

chair : chair de poule

bouche : aucun son ne sort de la bouche

adjectif : livide, blême, pâle

dos : se glacer, froid dans le dos

jambes : vacillent, coupées, se ramollissent, prendre les jambes à son cou

pupilles : se dilatent

dents : claquent

gorge : sèche, nouée

respiration : se coupe

 

2. Exprimer la joie :

visage : sourire, pleurer de joie

cœur : saute de joie

sourire : s’épanouit sur les lèvres, fleurit sur les lèvres, éclaire/illumine le visage, apparaît, se dessine, erre sur ses lèvres, s’épanouit, s’esquisse, rayonne

corps : sensation de chaleur qui nous gagne

joues : se rehaussent

bouche : s’ouvre

 

3. Exprimer la tristesse :

visage : traits affaissés, teint blême

regard : terne, sans éclat, douloureux, baissé, tourné vers le sol

adjectif : morne

corps : épaules affaissées

 

4. Exprimer la surprise :

yeux : s’écarquillent

bouche : s’ouvre, s’entr’ouvre

sourcils : se relèvent, se haussent

 

5. Exprimer la colère :

regard : fixe

visage : fermé, renfrogné

sourcils : se serrent

mâchoire : se serre

 

6. Exprimer le dégoût :

yeux : se plissent, se rétrécissent

visage : se mue en grimace

 

J’espère que ces expressions vous aideront et vous permettront de faire vivre des émotions à vos lecteurs et de ne pas vous répéter.

Si d’autres expressions vous viennent en tête, n’hésitez pas à les poster pour que j’enrichisse ce billet. De même si vous connaissez des livres ou sites internet qui traitent de ce sujet !

 

Aztèques participe à l’opération #ClichyPlage lancée par #Amazon !

Il y a quelque jours, je recevais un mail d’#Amazon #KDP France, qui illuminait ma journée (et même mon été 😉 ).

Dans ce mail, j’apprenais que Aztèques : Harem participerait à l’opération #ClichyPlage.

Qu’est-ce que #ClichyPlage ?
Dans le cadre de son programme de soutien à la communauté de Clichy où sont implantés ses bureaux, #Amazon est partie prenante de l’opération Clichy Plage, espace de détente et de loisirs conçu par l’équipe municipale pour les habitants de la ville n’ayant pas la chance de partir en vacances, du 8 juillet au 20 août.

La participation d’Amazon a pris la forme d’un espace culturel où sont notamment mis à disposition des livres consultables sur place, et aucune contrepartie financière n’est demandée aux lecteurs ou à la ville de Clichy.

Aztèques : Harem, fait partie des livres proposés à la lecture.
Ameyal rejoindra ainsi de grands noms de l’auto-édition et de l’édition hybride  tels que Rosie Maldonne, Angel et Marie ainsi que d’autres héros « présents » au Salon du livre de Paris 2017 (pardonnez le fait que je ne cite que quelques noms ; je ne connais pas les autres !).

C’est pour moi un grand honneur et une grande joie que le livre soit ainsi présenté au public par Amazon.
Depuis le Salon du Livre de Paris 2017, Aztèques a ainsi été mis en avant par Amazon conformément au prix remporté lors du Speed Dating de l’auto-édition, ce qui a permis de faire découvrir le livre à des centaines de lecteurs.
L’inclure dans l’opération Clichy Plage permettra à d’autres personnes de voyager tout en restant sur place 😉

Pour profiter de l’espace de détente et de loisirs, il vous suffit de vous rendre :

Piscine municipale Gérard Durant
34, rue Valiton
92110 Clichy

En avril dernier, Amazon organisait déjà dans le parc Salengro de Clichy une opération baptisée « bibliothèque éphémère », en partenariat avec la ville, à laquelle ont participé les enfants des centres de loisirs. Le principe était simple : chacun venait avec un livre pour l’échanger contre un autre.

Je salue ici le soutien d’Ainara et son équipe pour les auteurs hybrides et indépendants qui, comme moi, doivent trop souvent s’extraire de leurs histoires pour revêtir la casquette de l’éditeur ou du marketeur et promouvoir leurs livres.
Je vous souhaite à tous un bel été 🙂

Aztèques : chronique de « Livre et Evasion »

Un grand merci à eloise pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : livre et evasion

Résumé :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

—D’où te viennent ces yeux verts ? Je n’ai jamais vu cela chez personne.

—Mon père m’a dit qu’ils viennent de l’océan, Maîtresse.

—De l’océan ? ricane la vieille femme. Les lèvres sèches de Tene se retroussent. Ameyal écarquille les yeux. Ses dents, incrustées de pierres précieuses, jettent des reflets colorés.

J’ai gagné ce livre dans un concours sur Facebook et je remercie Eric Costa de m’avoir permis de découvrir son livre.

On entre ici dans un univers très rarement utilisé : celui des Aztèques, avec leurs traditions et leurs coutumes. On suit l’histoire d’Ameyal, fille du chef du village qui a été brûlé lors d’une rafle. Ameyal, enlevée par les Aztèques, se voit devenir esclave de l’extérieur. Mais ses ambitions vont beaucoup plus loin : elle souhaite entrer au Harem pour rencontrer le fameux Maître qui règne sur celui-ci.

On découvre avec elle tous les complots qui peuvent exister dans une société où un seul règne et où tout le monde veut s’accorder les faveurs du Maître. Mensonges, trahisons, meurtres : tout est permis pour avoir la place de favorite.

J’ai adoré cet univers et cette ambiance à la Game of Thrones, ou encore Reign. D’habitude je regarde les séries de ce genre d’univers, mais le lire, c’est encore mieux. On rentre complètement dans le livre, je n’arrivais plus à lâcher le livre. Je voulais tellement savoir comment Ameyal allait réussir à concrétiser ses ambitions. Jusqu’à cette dernière phrase de la dernière page. Qui remet tout en doute. Et le suspens jusqu’au prochain tome : j’adore.

Merci Eric Costa pour cette fabuleuse découverte et j’attends le tome 2 avec impatience, j’irai m’empresser de l’acheter dès sa sortie.

Réalités Invisibles : chronique de « Fais moi peur »

Un grand merci à manue pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : fais moi peur

 

Affaire n°311: « Réalités invisibles » de Eric Costa.

Meurtrier: Eric Costa

Victime: Réalités invisibles

Taille de l’arme: grand format

Type d’arme: auto-édition

Nombre de pages que contient le rapport d’enquête: 139
Prix de la caution versée: 9 euros 99
Contacter le meurtrier: Son facebook

Dossier ouvert le: 29 mai 2017 – 

fermé le: 31 mai 2017

Publié par Manue Gioanni à 20:15

Affaire n°311: « Réalités invisibles » de Eric Costa.

 

Informations relatives à l’enquête: Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman. Je lui ai fait une demande via le site Simplement et j’ai eu la chance qu’il ait accepté.

Résumé de l’enquête: Laissez-vous happer par l’étrange, l’occulte et l’insolite le temps de six nouvelles.
Suivez Marion lorsqu’elle découvre une mystérieuse chenille bleue.

Explorez un manoir dont les murs semblent changer de place.
Accompagnez Alzius dans une forêt peuplée de voix étranges.
Voyagez toute une nuit dans les souvenirs d’Alex…


Quelques lignes de rapport d’enquête: /

Mes conclusions sur le meurtre:

La nouvelle « Hôtel Wolff » est assez intéressante au niveau des idées. Le lieu est assez commun, tout le monde est déjà allé dans un hôtel donc on peut facilement s’imaginer que les situations de l’histoire peuvent nous arriver. Je ne me suis pas imaginée une seconde cette fin avec ce retournement de situation. Jusqu’à la conclusion je ne savais pas vraiment où l’auteur voulait en venir avec ces situations mais il cache bien son jeu. Au final s’il tire les ficelles de ses personnages en les manipulant à sa guise il en fait de même avec nous, lecteurs.
Les idées sont intéressantes, recherchées mais selon moi, pas assez approfondies. Je pense que la nouvelle aurait pu être plus longue et donc plus approfondie.
En ce qui concerne les descriptions, pour les lieux il y en a suffisamment pour que l’on arrive à s’imaginer l’ensemble, même si je pense qu’Eric Costa aurait pu en rajouter à certains moments. Ce qui m’a par contre dérangée c’est le manque de détails concernant les personnages. Malheureusement je ne suis pas arrivée à me les imaginer. Je n’ai pas non plus réussi à ressentir leurs émotions… L’auteur devrait vraiment revoir cette partie de l’histoire pour que cette dernière soit plus vivante et que l’on arrive à se mettre dans la peau des protagonistes.
La fin est surprenante, on ne s’y attend pas du tout. C’est une fin ouverte qui nous permet de nous poser plusieurs questions. Autant je me pose beaucoup de questions sur le futur de ce personnage, autant j’aurais envie de savoir ce qu’il est devenu…

La nouvelle « Solitaire » est assez surprenante et déstabilisante. Personnellement il y a pour moi trop de non dits. L’auteur ne nous dévoile pas tout et finalement cette nouvelle est selon moi pas aboutie malheureusement. Pourtant l’histoire commençait bien et me semblait vraiment originale. Jusqu’à la fin… et le retournement de situation. Malheureusement c’est à ce moment-là que j’aurais voulu avoir certaines explications qui ne sont pas présentes.
Concernant les descriptions, que ce soit des lieux, des personnages ou de leurs ressentis, il n’y en a malheureusement pas assez pour que je sois arrivée à m’imaginer l’ensemble de la nouvelle.
De plus, elle est assez courte ce qui est selon moi un peu dommage… J’ai eu l’impression que l’auteur n’avait pas eu envie ou le temps de finir cette nouvelle. Pourtant l’idée de départ était intéressante, mêlant vie quotidienne et thriller soft et j’aurais vraiment apprécié en savoir davantage.
La fin m’a déstabilisée et je me suis demandé pourquoi l’auteur s’était arrêté à ce moment-là… Je pense qu’il aurait pu continuer et nous faire vraiment partager le quotidien de ce personnage peu commun.

« Eclosion » m’a beaucoup plu, c’est une nouvelle aboutie et un thriller soft vraiment intéressant. On y découvre le quotidien d’une jeune fille qui va petit à petit se transformer en cauchemar.
Je n’avais encore jamais lu d’histoire de ce genre ! C’est donc une très bonne chose. Je serais curieuse de découvrir cette nouvelle sous la forme d’un roman plus long et qui se déroulerait, pourquoi pas, sur plusieurs mois.
Les idées s’enchainent bien et les retournements de situations ne sont présents que lorsque c’est nécessaire.
En ce qui concerne les descriptions, si l’auteur décrit très bien l’animal il en oublie de décrire la jeune fille… Pour ce qui est des émotions elles sont décrites mais auraient pu être un peu plus précises. Elles sont tout de même présentes contrairement aux précédentes nouvelles.
Ce qui est un petit peu dommage c’est que l’auteur oublie complètement de nous dire si la nouvelle se passe en quelques heures, une journée ou plusieurs jours. Cela aurait pu être intéressant d’indiquer les heures pour que le suspense soit encore plus présent.
La fin est surprenante, c’est tout de même une nouvelle entièrement finie, avec une pointe de suspense comme on peut en trouver dans la plupart des thrillers.

Celle que j’ai sans doute le moins appréciée est la nouvelle « Le refuge ». Il y a selon moi trop de non-dits. Je ne suis pas arrivée à entrer dans cette histoire et à m’imaginer les situations et les réactions des personnages. L’auteur passait trop rapidement d’une situation à une autre et au final je me suis parfois demandé comment le protagoniste était parvenu à cette situation.
Certaines idées sont originales mais selon moi c’est l’ensemble de la nouvelle qui n’est pas assez approfondie et je trouve cela un peu décevant.
Les personnages manquent de descriptions ce qui fait que je ne suis pas arrivée à m’imaginer leur physique ou ce qu’ils pouvaient vraiment éprouver devant de telles situations.
La fin est selon moi un peu trop floue… on ne sait pas vraiment ce que deviennent les personnages ni ce qui va se passer ensuite pour eux…

Contrairement à la précédente j’ai beaucoup apprécié la nouvelle « Le manoir ». Le suspense est présent tout au long de l’histoire et même ensuite.
Les idées sont intéressantes mais j’ai eu l’impression qu’Eric Costa n’allait pas assez au fond des choses, comme s’il se freinait dans son écriture ce qui est un peu dommage et frustrant. J’aurais vraiment voulu découvrir ce manoir si particulier, me promener dans les couloirs, entrer dans les pièces pour y découvrir des choses et ressentir l’angoisse monter pour le protagoniste mais aussi pour nous en tant que lecteur. Malheureusement je me suis plus sentie spectatrice qu’actrice et c’est un peu frustrant.
Les descriptions des lieux, et surtout des sentiments du personnage ne sont pas assez mis en valeur. Il y en a mais pas assez selon moi.
J’ai bien apprécié le fait qu’il n’y avait pas beaucoup de dialogues, cela crée une sorte d’enfermement que l’on ressent un peu à certains moments.
La fin est surprenante et on se pose beaucoup de questions concernant le futur de l’homme. C’est vraiment au lecteur de s’imaginer un épilogue. Certains lecteurs apprécieront, d’autres peut-être un peu moins…

La dernière nouvelle « Fréquence 24 » est ma préférée. Les idées sont vraiment intéressantes et l’auteur arrive dans l’ensemble à nous faire partager les quelques heures d’angoisse de son personnage.
Certains passages auraient mérité d’être un peu plus développés mais dans l’ensemble l’auteur nous fait facilement entrer dans son univers.
Les retournements de situation ne sont pas très nombreux ce qui est une bonne chose surtout pour une nouvelle. Les idées s’enchainent bien mais vont parfois un petit peu trop vite. Je pense que l’auteur auraient pu les faire durer plus longtemps… il y aurait eu tellement à dire sur ce genre de situations.
Cela aurait pu être bien aussi d’ajouter les heures pour alourdir le suspense et faire remarquer aux lecteurs si les évènements durent longtemps ou pas. Dans ce genre de récit les heures peuvent apporter beaucoup.
La fin est selon moi trop floue. On ne sait pas ce que sont devenus les personnages et j’aurais vraiment voulu en savoir davantage sur eux. C’est un peu le petit point faible des nouvelles, mais celle-là aurait, selon moi, pu durer un peu plus longtemps.

En résumé, un recueil de nouvelles assez variées, traitant de thèmes divers et pour certains assez originaux. Je pense que tout le monde trouvera au moins une ou deux histoires qui lui plairont.

Aztèques : chronique « Des livres et moi d’eux »

Un grand merci à LOLA pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Des livres et moi d’eux

 

Ma critique :
Je tiens à remercier l’écrivain pour cet envoi et ce partenariat !
Aimant le monde Aztèque et cette période de l’histoire je fus agréablement surprise en voyant l’ouvrage ! Je lis peu de livres historiques et celui ci à bien capté mon attention ! Ce fut difficile de le lâcher ! Le rythme fut soutenu, et la plume juste formidable, fluide, accessible..et aussi théâtrale ! Je regrette que certains passages ne soient pas plus « développés » !
 
Nous faisons la connaissance, d’une jeune fille, celle qui sera l’héroïne : Ameyal, elle est fille du chef d’un village Mexicain, elle vit dans un monde heureux jusqu’au jour où elle perdra tout : sa tribu se fait attaquer, les assaillants Aztèques n’hésiteront pas à humilier les hommes, les femmes, mais aussi à piller tout ce qu’ils possèdent. Quant à son ami, canin, elle le retrouvera exécuté. Elle essaiera de leur tenir tête, mais seule sa beauté réussira à la garder vivante. Les assaillants l’emmèneront ainsi que les femmes du village au marché des esclaves pour être vendues. Un homme l’achètera pour entrer au service d’un harem, ainsi que son amie Nicté elles tenteront de s’enfuir mais finiront au-dit harem de la ville Aztèque. Elle sera déboussolée lorsque son amie s’en ira car elle ne correspondra pas aux critères demandés pour finir comme fille de joie destinée aux esclaves. Ameyal ne comptera pas se laisser faire malgré ses fuites n’aboutant pas et, elle tentera de trouver des solutions pour avoir une vie moins désagréable qu’elle ne le sera. Malheureusement, le grand sage ne l’avait pas préparée à tout cela. Elle vivra entourée de concubines jalouses, complotistes, combattant pour sa propre vie.. et ne saura pas en qui avoir confiance.
Bien que le récit commence par une scène déroutante : celle de la fin de ce que l’héroïne à connu, celle de la perte de tout ceux qu’elle aimait, nous donne envie de continuer. La sensibilité et la force mentale du personnage au vu de son jeune âge nous séduit, cette force de la nature nous donne envie de nous battre tout comme elle pour nous, nos choix et nos libertés. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Macoa, qui saura être son alliée et l’aider lorsqu’elle ne verra aucune lumière au bout du tunnel.
J’ai également beaucoup apprécié le lexique pour nous aider, ce fût vraiment judicieux de la part de l’écrivain.
Si vous voulez partir à l’aventure, que vous vous sentez l’âme d’un aventurier mais si en plus vous aimez l’histoire, ou bien passer un bon moment je ne peux que vous recommander cette lecture ! J’ai vraiment hâte de découvrir ce que nous réservera le tome 2 !
Citations :
– « Un homme n’a pas à cultiver sa beauté comme on peut l’exiger d’une concubine. »
– « Des arbres verdoyants les baignent de leur ombre, et des plants de tomates, de piments, des avocatiers ponctuent la terre brune à leurs pieds. Au-delà des dernières habitations se dessine la ligne courbe de la jungle. Des oiseaux volent en piaillant au-dessus des cimes.
Au centre de la place, à l’ombre d’un ficus géant, sont assises les marchandes de Huaxca. Des grappes de fruits, de légumes, des coquillages nacrés, des plats emplis de poudres colorées ornent les tissus disposés à même la terre. Des parfums d’épices dérivent dans l’air chaud, vibrant du matin.« 
 

Aztèques : chronique de « Bookpearl »

Un grand merci à Meganne pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : bookpearl

 

Mon avis

3ème opportunité de découverte grâce à SimPlement, et non des moindres ! Une fois n’est pas coutume : je remercie du fond du cœur l’auteur qui a accepté de m’accorder sa confiance.

Nous suivons Ameyal, jeune fille du village de Huaxca. Destinée à vouer sa vie et son allégeance au Serpent Précieux, Ameyal rêve plutôt de grandeur. Poussée par son envie et peut-être par dans un ultime élan de défiance à l’égard de son père, elle rejoint Acatl, l’un des pêcheurs du village. C’est à ce moment que des guerriers aztèques envahissent le village qu’ils mettent à feu et à sang. Malgré sa détermination, Ameyal est faite prisonnière : elle sera vendue comme esclave ou comme courtisane. Après un long voyage et après avoir essuyé plusieurs morts, le cortège de détenus arrive au village. Ameyal et Nictée, une autre jeune fille, sont échangées contre trois charges de cacao et contraintes à rejoindre le harem de Ahuizolt. Là bas, Ameyal, formée par Izel sous la direction de Necahual, devra se faire à la vie éreintante d’esclave de jardin. Sans perdre de vue son objectif de vengeance, c’est tant bien que mal qu’elle essaie de survivre aux affaires internes du harem. Prise entre jalousie et trahison, la jeune fille est sur le point de découvrir que la seule issue possible à sa condition est celle qui la rebute…

« Ameyal plisse les yeux pour discerner les traits de la seconde épouse à contrejour. Nous vivons dans un véritable paradis. Une grimace furtive semble strier le visage de Coatzin, qui s’adosse au rebord de la fenetre: Dommage qu’il soit infesté de vipères. »

Quel dépaysement qu’est celui que procure ce premier épisode… Bien loin des cadres habituels, Ameyal nous emporte littéralement au cœur du Mexique précolombien. Les descriptions, tant de l’environnement que des scènes d’action placent le lecteur au premier plan des évènements : il s’indigne, il espère et il souffre en même temps que la jeune vendue. L’introduction à la croyance, aux coutumes, et même l’utilisation de mots étrangers confortent cet univers précisément dépeint (pas de craintes à ce niveau, l’auteur a pensé à introduire un lexique, un panthéon et une galerie des personnages à son ouvrage). Si les recherches menées par l’auteur lui permettent une justesse et une maitrise certaine de son sujet, ces dernières sont clairement portées par une écriture vraiment très agréable. Ni trop simple, ni hors d’atteinte, elle oscille entre réalité cruelle et touches poétiques. Alternant descriptions opportunes (parfois très dures) et péripéties, le devenir d’Ameyal laisse le lecteur à bout de souffle après avoir reposé le livre. La dernière phrase m’a fait l’effet d’une gifle tant j’espère pour l’héroïne à laquelle je me suis irrémédiablement attachée. Les personnages, hauts en couleur et pour le moins imprévisibles, agissent « normalement » et c’est franchement plaisant. Izel m’a frustrée. Amocualli m’a révoltée. Coatzin et Quinametli m’ont donné la chair de poule. Chimalli et Macoa apportent leur lueur d’espoir. Ameyal enfin, est avant tout une jeune fille de 13 ans, parfois irréfléchie mais surtout impulsive ; tout ne lui tombe pas tout cuit dans les mains. Ses décisions ont toujours une répercussion, certaines de ses actions réussissent, d’autres échouent… Ce réalisme est l’un des points forts du roman. Un autre « bonus » mérite à mon sens d’être salué : j’ai l’impression, encore plus tenace au lendemain de la lecture, que chaque détail a été mûrement réfléchi. Les prénoms des personnages semblent à eux-seuls définir le personnage qu’ils représentent. Les titres des différents chapitres se parent de leur vraie couleur après les avoir lus, comme si ce n’était qu’après la lecture qu’ils prenaient leur sens. Je pense notamment au chapitre 4 « Celles que l’on a oubliées » qui, quand il s’est fait l’écho du récit, est parvenu à me faire frémir. Le tout donne une impression de minutie qui ajoute de la crédibilité à l’histoire. Je m’arrêterai ici, dans la crainte principale d’en dévoiler trop si je continuais de m’exprimer sur ce livre qui mérite plus qu’un simple avis.

En clair, rien ne semble être laissé au hasard dans ce premier épisode. C’est du moins l’impression qu’il m’a laissée. Si Ameyal se hisse dans le top trois de mes personnages féminins favoris, le livre lui rejoint l’étagère des coups de cœur. C’est avec joie (et hâte) que je me plongerai dans le second volet.

Page des articles coup de coeur

Aztèques : chronique des « Lectures de Mélanie »

Un grand merci à Mélanie pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Les lectures de mélanie

 

Avis :
Un grand merci à Eric Costa pour l’envoi de son roman!
Harem est un roman qui, comme son titre l’indique, se déroule à l’ère Aztèque. Nous pouvons d’ailleurs situer un peu cette histoire dans le temps puisque nous apprenons dans le roman que le souverain des Aztèques de l’époque est Moctezuma II, cousin Ahuitzotl (maître du Harem du roman), dont le règne a duré 18 ans, de 1502 à 1520.
Ce roman raconte l’histoire d’Ameyal, fille du chef de son village, qui est une jeune fille réduit en esclavage après avoir vu son village en cendres. Elle sera alors esclave dans un Harem, mais Ameyal l’a toujours su, elle n’est pas destinée à devenir prêtresse comme l’a toujours dit son père, mais bel et bien cheffe, comme  celui-ci. Elle n’acceptera donc jamais sa condition d’esclave et va tout tenter pour s’échapper de cet enfer.
J’ai adoré découvrir l’univers de ce roman. A vrai dire, lorsque je l’ai découvert, la première chose qui m’a attiré est le fait que cette histoire parle d’Aztèques, je n’avais jamais rien lu de semblable et j’étais très curieuse. Je peux maintenant dire que je ne suis pas déçue!
Harem est un roman très dépaysant. Dès les premières pages, l’action commence et embarque le lecteur dans une succession sans fin de rebondissements, le rythme de ce roman est très soutenu, l’auteur ne nous laisse pas une seconde pour respirer, on stress, on veut qu’Ameyal sorte saine et sauve de ce Harem maudit, mais rien ne se passe jamais comme prévu, et même si cela est frustrant et angoissant, on en redemande!

 

Dès notre première rencontre avec les Aztèques, nous comprenons qu’ils sont des guerriers sauvages et sanguinaires, Eric Costa ne nous épargne pas et ne manque pas non plus de nous décrire quelques scènes sanglantes. Il nous montre la barbarie d’un peuple qui s’impose et réduit les autres en esclavages comme ils l’ont fait pour Ameyal.
Eric Costa a fait un véritable travail de recherche sur ce peuple pour écrire ce roman, et cela se ressent! Du vocabulaire jusqu’aux décors que l’on imagine sans mal, nous sommes plongé dans cette cité Aztèque, parmi les esclaves du Harem et les concubines, qui mènent la vie dure à Ameyal.
Car en effet, Ameyal se mettra en danger une multitude de fois et sera très souvent confrontée aux concubines du souverain, qui n’hésiteront pas à se servir d’elle pour parvenir à leur fin.
Et c’est justement là que réside une des forces de l’auteur, Ameyal se retrouve dans des situations délicates tout au long du roman, et contrairement à ce que nous pouvons penser au début, jamais ou presque elle ne parviendra à mener à bien ses innombrables « missions », rien n’est simple, les événements sont bien souvent imprévisibles et cela change, Ameyal n’est pas un personnage sans failles et invincible.
Néanmoins c’est une jeune fille extrêmement courageuse qui n’aspire qu’à la liberté, j’ai bien aimé ce personnage.
Le roman est entièrement écrit au présent, ce qui m’a quelque peu surprise au début de ma lecture, mais on s’y fait très vite.
Il s’agit donc d’un roman très prenant qui se lit rapidement tant nous sommes captivé par l’histoire et que le sort d’Ameyal nous intéresse. Il y a beaucoup de suspens et l’intrigue se tient très bien.
Une très belle découverte que je recommande à tous ceux qui souhaitent découvrir une histoire saisissante dans un monde et une époque qui ne nous est pas habituel.

Aztèques : chronique « D’Pêche Culturelle »

Un grand merci à KEVIN pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : D’Pêche culturelle.

Aztèques 1 : Harem, d’Eric Costa.

 

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?
Mon avis :

Si vous détenez Aztèques, saison 1 : Harem dans votre bibliothèque, dans vos mains ou dans votre wish-list, ne vous apprêtez pas à lire un livre. Préparez-vous davantage à vivre une aventure qui fera de vous un explorateur de culture et d’un monde d’un autre temps.

Aztèques est une saga qui connaît un démarrage convaincant et prometteur. Eric Costa, son auteur, l’a notamment présenté au Salon du Livre de Paris cette année et remporté le prix du Jury Amazon Kindle. Pour ma, part, j’ai appris son existence lors de l’anniversaire de Bookn’series. Eric nous avez alors présenté son bébé qui comportera à terme sept saisons. Mais pour l’heure, intéressons-nous au premier volet des aventures d’Ameyal.

Jeune fille du chef d’un village dans un Mexique précolombien assez méconnu, Ameyal va être témoin de la destruction de sa tribu. Faites prisonnière par des assaillants Aztèques, elle se retrouve vendue lors d’un marché d’esclaves. Puis elle finit par entrer au service du Harem d’une autorité d’une ville Aztèque. Entre trahisons, complots internes et combats pour la liberté ou le pouvoir, Ameyal serait-elle celle qui fera tomber l’Empire ?

Ce roman est singulier dans le sens où il existe deux lectures possibles.

La première concerne le fond de l’histoire. Pour écrire Harem, Eric Costa s’est inspiré du livre de Su Tong, Épouses et concubines. On y retrouve les éléments principaux d’un huis clos exaltant au regard des nombreuses magouilles qui peuvent avoir lieu dans une simple cours. Pour s’assurer les faveurs du Maître et ainsi détrôner les Epouses, les concubines qui constituent le Harem complotent au détriment des esclaves, qui elles-mêmes sont prêtes à tout pour prendre la place des concubines.
Ameyal qui vient d’assister à la destruction de son village entame ainsi sa vie de jeune esclave de seize ans en étant confrontée aux bassesses et vilénies. Sur ce fait, l’histoire fonctionne bien. Harem va permettre à Ameyal de se construire. C’est alors que l’on va découvrir que la jeune fille innocente et crédule du début se transforme peu à peu en vraie combattante et manipulatrice à son tour malgré elle.

La seconde lecture ravira les férus d’Histoire. Il faut savoir qu’Eric Costa a lu tout ce que l’on peut trouver sur les Aztèques. L’un des plus importants ouvrages étant celui du moine franciscain Bernardo de Sahagun qui rédigea Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne. Cet ouvrage renferme tout ce que ce moine a vécu auprès des Aztèques, de la naissance à la mort en passant par le mariage ou les combats. Parmi d’autres ouvrages bien que peu nombreux, Eric Costa a étudié Christian Duverger et Jacques Soustelle, deux grands spécialistes de la civilisation Aztèque. Vous l’aurez donc compris, non seulement, vous vivrez une aventure dans un huis clos royal, mais vous allez également voyager dans le temps.

J’ai beaucoup aimé ma lecture pour ces deux aspects. Le huis clos est très bien travaillé. L’intrigue est simple et je me suis vite pris au jeu de chercher à comprendre qui tirait vraiment les ficelles. Le garde cupide, machiste et opportuniste ? L’esclave qui rêve de pouvoir ? Ou bien l’ombre qui se tapit derrière toutes les affaires de ce Harem ?

Je ne vous cache cependant pas que j’étais perplexe au devenir de cette lecture. L’histoire commence par la destruction du village de manière soudaine et assez violente (un clin d’œil à Conan le barbare, autre source d’inspiration de l’auteur). Mais elle reflète néanmoins le caractère violent de cette société méconnue. J’ai poursuivi et j’ai bien fait, car le passage n’est pas très long. De plus, la plume d’Eric Costa est agréable à lire : je m’en serais voulu de ne pas poursuivre.
Il faudra un moment d’adaptation pour s’habituer à lire les noms aztèques. Mais l’auteur a préparé pour vous un véritable panthéon de mots. Un lexique complet, présentant les mots par catégorie : Dieu, terme, bibliographie !

Aztèques : chronique « Les Nouvelles Plumes »

Un grand merci à CIENA pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Les nouvelles plumes.

Aztèques 1 : Harem, d’Eric Costa.

 

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

C’est une vraie bonne surprise qui m’attendait dans le lot de livres qui m’attendaient chez SimPlement qui, je le rappelle, est le nouveau système de services presse qu’utilisent Les Nouvelles Plumes.

Avec “Harem”, un livre auto-édité, je renouvelais le petit défi que j’avais lancé à Frédéric Clementz lorsqu’il avait sorti “Le Serment du passeur”, lui aussi déclaré “lauréat du Jury Amazon Kindle”.

L’histoire n’est pas spécifiquement originale puisqu’elle raconte les aventures d’une jeune princesse d’un village mis à sac tandis qu’elle est vendue comme esclave dans la maison du Suzerain de la capitale. Entre intrigues, tentatives d’assassinat et vie de misère, elle tente donc de retrouver sa liberté. Là où beaucoup d’auteurs feraient un flop magistral, Eric Costa sort son épingle du jeu avec une écriture très maîtrisée, un sens de l’intrigue poussé et un rythme qui ne permet pas de s’arrêter dès qu’on a ouvert le livre.

De plus il a prit le risque gigantesque de planter le décor rien de moins qu’en période Aztèque ! A ce titre cependant, bien que le livre soit très bien documenté et qu’il ait fait tout son possible pour nous fournir le maximum d’informations sur cette civilisation au travers d’annexes, je regrette qu’il n’ait pas poussé plus loin l’exotisme dans son texte car, au final, à part les noms des villes et des personnages, l’histoire aurait pu se passer dans n’importe quel pays oriental, les personnages auraient aussi bien pu être perses et vivre à une époque plus récente sans qu’on sente vraiment la différence.

Il faut dire à la décharge de l’auteur que “Harem” n’est que le premier tome de la série “Aztèques” et que l’histoire ne fait que commencer. On subodore que l’héroïne (particulièrement têtue ou insouciante c’est selon) ne va pas rester éternellement esclave et que la vengeance n’est pas loin.

Pour résumer, “Harem” est une très bonne découverte que je vous enjoins de lire sans tarder. Je ne lui mettrai que quatre étoiles cependant car ce premier tome me donne une petite impression de démarrage et je souhaite attendre le prochain pour “tester la vitesse de croisière”.

Aztèques : chronique « Les Perles de Kerry »

Un grand merci à Kerry pour sa chronique !
Vous pouvez la retrouver sur son site : Les perles de Kerry.

Aztèques 1 : Harem, d’Eric Costa.

 

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?
Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?
Une plume fluide couplée à un récit addictif
Par quoi commencer ? Déjà, j’ai failli mettre 5 étoiles à ce roman, pourquoi je ne l’ai pas fait ? Parce que ce serait dire qu’il est déjà presque parfait alors que je suis sûre qu’il aurait pu être encore meilleur !
Je ne dis pas qu’il est moyen ou juste bon, bien au contraire, mais vu la qualité de la plume et la maitrise de l’auteur, j’ai été surprise que certains passages ne soient pas assez approfondis. Nous avons à peine le temps de nous imprégner d’une scène, que nous voilà projetés dans une autre ! Au moins, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer avec un rythme pareil et une action si soutenue…
Mais j’aurais voulu que l’auteur aille plus en profondeur, et décrive encore plus le tout même si c’est déjà fait un minimum bien entendu.
Malgré ce petit détail, j’ai tout de même bien réussi à m’immerger dans l’univers de ce roman qui m’a particulièrement plu. En temps normal je déteste tout ce qui se rapproche de près ou de loin de la fantasy, mais là une fois encore, le talent de l’auteur m’a fait oublier mes appréhensions et m’a permis de plonger toute entière dans son récit. Que c’est agréable de redécouvrir le genre !
Il faut dire que l’auteur a vraiment une plume fluide et agréable à lire, elle emporte le lecteur dans son univers dès la première page. De plus, il nous propose là une intrigue addictive et donc très prenante, même s’il ne s’agit pas du tout d’un thriller, il réussit à nous tenir en haleine jusqu’aux toutes dernières pages de son roman, et j’adore ça !
De rebondissements en manigances
Nous faisons donc connaissance d’Ameyal, jeune fille qui vient d’être réduite à l’état d’esclave suite au massacre de son village par des Aztèques. Mais la jeune fille ne compte pas se laisser faire entre fuites et manigances, elle va se démener pour se sortir de cette situation de prime abord inextricable. Malheureusement, tout ne se passera pas forcément comme prévu. Les trahisons, la jalousie et le pouvoir seront ses pires cauchemars.
C’est donc un roman plein d’intrigues et de rebondissements que nous offre l’auteur.
Le récit commence d’ailleurs sur les chapeaux de roues, en effet, le début entre directement dans le vif du sujet avec une action à nous couper le souffle, ce qui ne donne pas du tout envie de lâcher sa lecture, bien au contraire. Certes, il commence par une scène violente, mais à mon goût, c’est la pire et la seule qui dure aussi longtemps donc ceux qui peuvent être réfractaires à ce genre de passages peuvent d’ores et déjà être rassurés. La suite sera moins virulente, mais continuera néanmoins de jouer avec votre petit cœur.
Le plus déroutant pour moi finalement a été l’âge de la protagoniste, Ameyal, car j’ai été étonnée d’aimer autant une histoire dont la personnage principale est aussi jeune (13 ans). Elle est attachante, courageuse, parfois trop impulsive et un brin irréfléchie, mais c’est justement ce qui fait tout son charme et son réalisme. On s’attache également à certains personnages secondaires tout comme on en déteste d’autres.
En bref, nous avons ici tout ce qu’il faut pour passer un excellent moment de lecture. Et même plus, c’est une histoire qui reste en tête, on y pense encore alors que la lecture est déjà finie depuis un moment.
En résumé,
Un premier tome plus que prometteur qui laisse présager une suite haute en couleur ! Il est certain que je lirai la suite !