Explications sur les nouvelles de Réalités Invisibles

Réalités Invisibles est un recueil de six nouvelles disponibles sur Amazon, Kobo et Ibooks.

Ce livre s’inscrit dans la lignée d’Au delà du Réel, de La 4ème Dimension ou encore des Contes de la Crypte. Vous y trouverez des références à Edgard Poe, H.P. Lovecraft ou encore Stephen King.

Vous pouvez lire ce qui suit si vous souhaitez avoir des explications sur les nouvelles. Vous aurez accès à des extraits en cliquant sur leur titre.

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Thème du recueil et explication de ma démarche : les nouvelles de Réalités Invisibles traitent de la lutte d’un être humain contre des forces qui le dépassent. Il peut lutter pour sa survie, son équilibre psychologique, etc. Ces forces antagonistes peuvent être naturelles ou surnaturelles.

Une certaine configuration de lieu et de temps va emmener le protagoniste à entrevoir une réalité qu’il est le seul à voir. S’il se tourne vers les autres, qui partagent la réalité établie, il sera pris pour un original ou un menteur. Les gens ne le croiront pas. Il sera souvent isolé du monde ou par cette connaissance qu’il sera le seul à connaître.

J’ai essayé de laisser planer le doute au maximum pour rester dans le cadre du fantastique : le héros ne sait pas si ce qui lui arrivé est d’ordre surnaturel ou bien réel. Ensuite, j’ai tenté d’imaginer des chutes originales qui font voir les nouvelles sous un nouveau jour. Généralement, un élément montre que le côté surnaturel n’a pas été forcément imaginé…

***

WARNING — MISE EN GARDE — ACHTUNG  !

Ne pas lire ces explications avant d’avoir lu les nouvelles ; ça vous gâcherait le plaisir !

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Hôtel Wolff :
Pitch : cette nuit là, Théophile, à bout de force, s’arrête dans un hôtel isolé pour la nuit. Étrangement, son hôte le reçoit avec les plus grands égards pour un prix dérisoire.
Théophile s’est promis de rejoindre le plus rapidement possible sa mère qui vient d’entrer aux urgences. Va-t-il arriver à temps ?…

Explications : cette nouvelle s’inspire de la triste réalité de notre monde moderne, où les familles sont souvent disloquées, et où il est difficile de trouver une solution miracle pour nos parents et grands-parents lorsqu’ils prennent de l’âge.

Théophile doit rejoindre sa mère qui est mourante. Mais le majordome est prêt à tout pour le faire rester. Le héros va être tiraillé entre ses pulsions et ses envies à court terme (bonne chair) et son devoir d’aller voir sa mère. C’est justement le sujet de l’essai qu’il a commencé et ne finira sans doute jamais ; La Tyrannie du bonheur.

L’histoire fait référence à la Quatrième Dimension, série télévisée crée par Rod Serling, et diffusée entre le 2 octobre 1959 et le 19 juin 1964, date à laquelle le personnage du majordome se fait emprisonner dans l’hôtel.

Cette série a rencontré un énorme succès, elle est considérée comme l’une des plus beaux exemples de créativité de la télévision américaine, toujours célébrée des décennies après sa création. Elle se présente comme une anthologie d’histoires fantastiques, étranges, énigmatiques dont le but était, comme le disait son créateur :

« de frapper le téléspectateur, de le choquer par la chute toujours inattendue, surprenante et singulière de chacune de ces histoires ».

Toute la tension est contenue dans l’histoire elle-même, le rythme de la mise en scène et l’utilisation de la musique. C’est ce que j’ai essayé de rendre ici.

Ce texte parle de satisfaction des désirs, d’immédiateté et de bonheur à plus ou moins long terme. Théophile doit ici choisir entre la satisfaction des désirs à court terme, en restant profiter de toutes les possibilités offertes par l’hôtel, ou son bonheur à long terme en allant retrouver sa mère en train de mourir. Le téléphone portable représente le seul lien avec l’extérieur, qui peu à peu se délite… malheureusement, Théophile ne sera pas assez fort pour réellement choisir… et, à sa décharge, les évènements ne l’y aideront pas non plus !

Cette nouvelle s’inspire également, vous l’aurez compris, du mythe d’Aladin et la lampe merveilleuse. Il est possible de réaliser ses rêves, mais à quel prix ? Celui de se retrouver prisonnier à la place du génie de la lampe apparemment !

***

Solitaire :
Pitch : accoudé à un bar, Alex noie son chagrin dans l’alcool. Cela fait dix ans que Meredith, l’amour de sa vie, est morte à cause d’un énigmatique vagabond qui s’était introduit chez eux.
En quittant le bar en état d’ébriété, il ne sait pas quel voyage l’attend…

Explications : cette nouvelle s’inspire de la théorie de la répétition transgénérationnelle, une notion que j’ai étudiée en psychologie. J’ai imaginé une femme ; Meredith, dont la mère avait été victime d’un mari alcoolique et violent, qui veut à tout prix éviter de subir le même sort. Néanmoins, une rencontre se déroulant essentiellement dans l’inconscient, elle choisit malgré elle un partenaire qui lui fera vivre le même sort du fait de son addiction.

J’aime ce côté mythe d’Oedipe, où nul ne peut échapper à son destin, quelques soient ses efforts…

Le nom complet du protagoniste est Alexander Herculano, inspiré d’Hercule, qui a tué ses enfants et sa femme Mégara dans un excès de folie meurtrière.
La culture classique me fascine : j’aime la noblesse de ses références et la profondeur de sa construction. Bâtie sur le vécu des hommes, elle fait partie de chacun d’entre nous, et y faire référence permet je pense de toucher une dimension universelle.

Alexandre Herculano est également un clin d’oeil à un écrivain et poète de Lisbonne, qui est le lieu où j’ai conçu l’histoire.

Il est question de solitude, de chagrin noyé dans l’alcool, de déchéance, de suicide et de faiblesse de l’être humain qui s’enlise dans ses regrets, qui se punit de ses actes en s’enfermant dans une véritable malédiction.

Dans le bar, Alex se remémore cet étrange vagabond qui a tué sa femme et qui le connaissait. C’est à cause de lui qu’il a fait de la prison. En sortant du bar, il va remonter le temps jusqu’à revenir dix ans en arrière, c’est à dire le soir de la mort de sa femme. le changement de la forme de la lune préfigure cet étrange voyage.

Il passe tout d’abord devant la bijouterie où il avait acheté la bague de fiançailles de Meredith. Le fait que le magasin soit à nouveau ouvert montre le saut dans le temps, car il est sensé être détruit en 1980. Alex va ensuite arracher les affiches politiques du juge qui l’a condamné. Puis il va croiser des hippies qui se rendent à Woodstock, l’endroit où il se trouvait lui même juste avant le drame. Enfin, il va tomber à genoux sur son gazon tondu en croyant que c’est sa voisine qui s’en est occupée, alors que son jardin est à l’abandon depuis la mort de sa femme.

Dans la maison, Alex va réaliser avec désespoir que le vagabond qu’il a cherché pendant dix ans pour se venger n’est autre que lui-même…

A la fin, Alex s’enfuit de sa maison est se retrouve à nouveau dans le bar. A-t-il rêvé ? A-t-il réellement vécu tout cela ? Son arcade sourcilière saigne, mais est-ce à cause de la chute du tabouret, ou du coup de poing qu’il a reçu de son autre lui ?

Dans tous les cas, il semblerait qu’il soit emprisonné dans une boucle où il est continuellement obligé de revivre le drame qui le hante, physiquement ou psychologiquement.

***

Éclosion :
Pitch : ce week-end là, les parents de Marion se sont absentés.
La jeune fille se réveille dans leur grande maison isolée, avec en tête les dernières bribes d’un rêve étrange…
Mais a-t-elle vraiment rêvé ?!

Explications : cette nouvelle s’inspire du rêve de Florence, une amie qui a eu l’impression qu’une chenille baveuse grimpait sur son avant-bras durant son sommeil. Elle se souvenait l’avoir saisie et lancée au loin, idées que j’ai reprises dans mon récit, mais ne parvenait plus à savoir avec certitude s’il s’agissait d’un rêve ou non. Elle a donc cherché l’insecte à son réveil, en vain. Je me suis alors demandé : que se serait-il passé si elle l’avait retrouvé ?!…
Du concept de chenille ont découlé des idées de métamorphose et de papillon… enfin, qui mieux qu’une jeune adolescente comme Marion (ours en peluche et mascara…), dont le corps évolue en permanence, dont la féminité cherche peu à peu à s’exprimer, pourrait nous parler de cette transformation ?!…

***

Le Refuge :
Pitch : surpris à la tombée de la nuit par une tempête de neige, Alzius quitte un sentier de montagne à la recherche d’un refuge. Pour y accéder, il doit traverser une passerelle de bois suspendue sur un gouffre sans fond.
Des gémissements lugubres s’en échappent … S’agit-il bien du vent ?

Explications : cette nouvelle s’inspire de l’univers développé dans une nouvelle intitulée Le Livre d’or, que j’ai écrite il y a dix-sept ans. Il s’agissait d’un livre disposé dans un refuge de montagne, dans lequel on découvrait une histoire étrange à travers les témoignages des voyageurs.
Je compte reprendre un jour cette idée, et j’en présente ici une version différente et plus courte, qui a pris naissance lors de recherches effectuées sur les Enfers de la Grèce antique.

Alzius est un homme désespéré qui a perdu son fils des suites d’une maladie. Il est torturé par une immense culpabilité, car il estime que c’est de sa faute que son fils est décédé.

Nyx désigne le Dieu de la nuit. Les Enfers, dont vous aurez compris que le gouffre de Nyx est une porte, désignent le royaume des morts. Selon la mythologie, ils y sont retenus comme des ombres sans force ni sentiment, pure présence d’un passé à jamais aboli, et peuvent reprendre vie lorsqu’on les évoque, en général par libation de sang. C’est ce qui se passe lorsque Alzius effleure l’amulette de son fils alors que Hans dépèce le lièvre :

— Je quitte le pays, répondit Alzius d’un air mélancolique.
— Vous quittez notre belle Transylvanie ?!… demanda Vlad en vidant le sang de l’animal dans un plat. Mais pourquoi ?
— Plus rien ne m’y retient depuis que j’ai perdu mon fils, expliqua Alzius en serrant une amulette d’argent, marquée de la lettre D, pendue à son cou. Je compte embarquer pour le Nouveau Monde.
— L’Amérique et ses belles promesses… soupira Vlad.

Les Enfers sont gardés par un chien à trois têtes : le Cerbère, qui empêche tout mort d’en ressortir, et tout vivant d’y rentrer (hormis quelques héros). C’est ce qui m’a donné l’idée de cette nouvelle : imaginer un homme qui veut tuer le Cerbère pour retrouver un membre cher, et qui finalement se retrouve face à quelque chose de bien pire que le gardien : une armée de morts.
Après s’être fait poursuivre par le Cerbère, Alzius se réfugie dans le chalet. Au petit matin, il a la confirmation qu’une énorme bête blessée a tenté de pénétrer dans le refuge :

Une fois réchauffé, il saisit le couteau de Vlad et sortit. Le ciel bas se confondait avec sol neigeux. Dans la glace se dessinaient des empreintes de pattes.
— Elles sont aussi larges que mes bottes ! observa-t-il avec stupéfaction.
Il inspecta la porte, légèrement gondolée, et décela des poils noirs accrochés dans le bois, ainsi que des traces de sang séché. Au-dessus de l’ouverture, il remarqua d’indéchiffrables inscriptions runiques, noircies au feu, évoquant la langue des druides ou le vieux gaélique.
Songeur, Alzius s’éloigna vers le gouffre aux aguets, le couteau brandi devant lui.

Heureusement pour lui, les inscriptions runiques inscrites au-dessus du cadre de la porte empêchent les morts et le Gardien de rentrer dans le refuge.

Le Pré aux Asphodèles est l’endroit commun des défunts où les esprits mènent une existence insubstantielle, d’où les plantes vertes  enfouies sous la neige, que montre Hans à Alzius.

A la fin, Alzius découvre que son fils a toujours considéré que c’est à cause de la maladie qu’il est mort, non de celle de son père. Alzius comprend qu’il a donc tué le Cerbère et libéré les damnés pour rien.

***

Le Manoir :
Pitch : 2 heures du matin. Valmek décide de cambrioler un manoir sans John, son coéquipier habituel, en retard rendez-vous. Il va y trouver le plus incroyable des trésors… mais va-t-il pour autant parvenir à prendre la retraite de ses rêves  ?

Explications : cette histoire s’inspire d’une nouvelle intitulée Jeux de Psychopathe, co-écrite avec mon ami Jean Deruelle il y a dix-huit ans. Il s’agissait d’un psychopathe pénétrant dans un château dans le but de terrasser ses habitants, et qui se retrouve finalement lui-même en grand danger.

Valmek, cambrioleur expérimenté, se met le Manoir à dos en volant son coeur : un coffret empli de gemmes :

Valmek s’approcha de la cassette, fasciné par la qualité de ses incrustations. Un motif de dentelle argentée se découpait sur un fond d’ébène. Il représentait un arbre aux racines longues et aux branchages courts. Au milieu du tronc ressortait un bouton d’ivoire en forme de coeur.

Ce vol signe sa fin : l’habitation utilise ce stratagème pour attirer à elle des humains qu’elle dévore…
L’antagonisme de cette nouvelle est différent de celui de Jeux de Psychopathe, et j’ai pris beaucoup de plaisir en imaginant quels stratagèmes pourrait mettre en place un manoir vivant, pour jouer avec un être humain… et finalement l’éradiquer.

Le mystère mis en place consiste à faire croire qu’un ou plusieurs occupants le traquent alors qu’il s’agit, vous l’aurez compris, d’une réalité beaucoup plus renversante : le manoir lui-même !

***

Fréquence 24 :
Pitch :
ce soir-là, Emma se retrouve seule en plein coeur de la forêt de Greenland. Dehors, la tempête fait rage. Heureusement qu’elle et son mari viennent d’acquérir un vieux poste de radio pour lui tenir compagnie. Heureusement ou non, d’ailleurs…

Explications : cette nouvelle s’inspire d’une émission de radio que j’écoutais lorsque j’étais adolescent. Il s’agissait des Jeudis de l’Angoisse, présentés par Malher, l’animateur de Bonsoir la Planète. Un de ces jeudis, alors que j’écoutais cette émission en cachette dans ma chambre, s’est élevée une musique à la fois fantasque et hypnotique, aux accents rappelant les mélodies à la fois macabres et chargées d’humour noir que l’on peut entendre dans les films de Jack Burton.
Le présentateur, sur un ton hypnotique, a commencé à jouer avec une auditrice en lui faisant gentiment peur… je réalise à présent que cette histoire n’est jamais sortie de ma tête !

Je me suis demandé qui serait le moins bien placé pour lutter contre un présentateur ou une radio maléfique. L’idée d’une jeune femme dans une maison isolée m’a paru la plus efficace. Il ne manquait plus qu’à lui ajouter une migraine pour déclencher l’accès de folie qui allait la conduire à prendre son mari pour un psychopathe en cavale !

Comme vous avez pu le lire (ou plutôt devrais-je dire l’entendre), la nouvelle est émaillée de morceaux de musique. Je les ai choisis en fonction de l’atmosphère que je voulais instiller, et tous les titres ont une portée symbolique, que ce soit Hymne à la joie quand Emma se retrouve seule chez elle, Hey Joe lorsque la radio veut lui faire croire que son mari lui joue un mauvais tour, Gala for the Mystery Tour lorsqu’elle cherche son chat et bien d’autres… pour finir sur une marche funèbre et un Requiem, bien évidemment !

 


 

Avis de lecteurs :

le 23 août 2015
Un recueil dont chaque nouvelle tient en haleine, une intrigue maitrisée et une chute à la hauteur de l’histoire, Eric Costa nous entraine dans un univers étrange et inquiétant, et nous plonge entre deux mondes, pour notre plus grand plaisir .. bravo j’adore avoir peur et en revenir juste assez, pas trop, vraiment l’effet est parfait.. il me tarde d’en lire encore et encore!!!

 

Par Marie-Christine Aguerre
Achat vérifié
Réalités Invisibles [Recueil de nouvelles]: Réalités Invisibles (Format Kindle)
Bon déroulement des intrigues, personnages singuliers, attachants. Je recommande cet auteur pour la bonne construction de ses nouvelles, la maitrise de ses sujets, sa capacité à nous faire entrer dans la peau de ses protagonistes et parce que l’écriture m’a entrainée loin de mes préoccupations quotidiennes. Un auteur que j’ai pris plaisir à découvrir.

 Très surprenant et beaucoup d’imagination 25 juillet 2014
Par sammy
Format:Format Kindle
On est facilement emportée par ces histoires toutes différentes les unes des autres et à chaque fois on a hate de découvrir qui se cache derrière la porte.
Un bon moment de lecture.

Frissons garantis 5 août 2014
Par Valérie T.

Format:Format Kindle|
Achat vérifié
Un excellent recueil de nouvelles fantastiques à conseiller.
Histoire après histoire, l’auteur nous entraîne dans ces dimensions mystérieuses où tout est possible.
Le suspense est à chaque fois au rendez-vous et les dénouements sont à la hauteur de l’intrigue : surprenants.
Un jeune auteur à pister…

  Ebourriffant 18 août 2014
Format:Format Kindle
Un recueil de nouvelles très intéressant et bien écrit. On est tout de suite pris dans l’intrigue.
Ce jeune auteur promet.

 

Un jeune auteur à suivre! 16 septembre 2014
Par Marine
Format:Format Kindle|Achat vérifié
Des nouvelles plus captivantes les unes que les autres, un univers très riche et une belle écriture, à lire absolument!!!

 


 

Réalités Invisibles est disponible au format numérique :

— Version Ibooks (Itunes)

NB : Amazon permet de télécharger 10% des livres gratuitement pour les tester. Il est possible de lire le format Kindle sur tous les supports numériques via l’application Kindle téléchargeable sur Amazon.

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